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Épargne

Cinq années sans cancer, un anniversaire à célébrer

2 septembre 2014 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Ne laissez pas vos clients se fier à la chance

En tant que conseiller, vous jouez un rôle important dans la santé et la richesse de vos clients. Il peut être ardu d’expliquer l’impact possible d’un événement inattendu sur la situation financière d’une personne. L’histoire vraie ci-dessous, telle que nous la raconte une employée de la Financière Sun Life, fait ressortir la valeur et l’efficacité d’une planification détaillée.


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Dix coups de chance et toujours là!

Je me trouve chanceuse… pas dans le sens de «j’ai gagné à la loterie», mais plutôt dans le sens de «je suis chanceuse dans la vie». J’ai une fille merveilleuse; j’ai obtenu un emploi rémunérateur après avoir fait les frais d’une compression de personnel alors que j’étais dans la cinquantaine et j’ai survécu à la leucémie.

Ce n’est pas tout le monde qui peut en dire autant. Au cours des sept dernières années, j’ai eu, à au moins dix reprises, le bonheur de trouver les bonnes personnes sur ma route ou la bonne fortune à ma porte. Comme cela fera bientôt cinq ans que j’ai survécu à un cancer, je commence à me sentir suffisamment en confiance pour célébrer cet anniversaire.

Mes symptômes

Avec le recul, je me dis que j’aurais dû voir mon médecin bien avant, mais je ne me suis méfiée de rien puisque je n’avais aucune douleur. Bien sûr, j’étais fatiguée, mais j’avais aussi un surplus de poids et je m’approchais de la cinquantaine. Il y avait pourtant d’autres indices comme tous ces bleus inexpliqués sur mes jambes et bras, ou des gencives qui saignent, ou encore un essoufflement après une volée d’escalier. Si quelqu’un m’avait dit avoir ces symptômes, je lui aurais conseillé de voir le médecin. C’est ce que j’ai fini par faire. Un jour que je me suis sentie trop épuisée pour même tenir jusqu’à la fin d’une partie de volley-ball, j’ai décidé de prendre un rendez-vous.

Quand j’ai expliqué mes symptômes à mon médecin de famille, il ne m’a pas semblé inquiet. Il n’a même pas regardé les bleus. Il m’a simplement remis une demande pour des examens sanguins. Rien ne semblait vraiment anormal. L’appel que j’ai reçu l’après-midi suivant me paraît encore aujourd’hui surréaliste. Lorsqu’on m’a dit que j’avais un rendez-vous chez un oncologue dans une heure, j’ai répondu : «Oh, je ne peux pas. Je suis à Toronto et je suis venue en train, alors je ne serai pas de retour avant 19 h.» Puis, j’ai demandé ce qui n’allait pas, mais, bien entendu, on n’a rien voulu me dire au téléphone. Le retour en train a été angoissant, c’est le moins qu’on puisse dire. Après avoir trouvé un endroit où ma fille pourrait passer la nuit, j’ai eu du temps pour réfléchir et me faire du souci. Heureusement, les résultats des examens sanguins ont été transmis rapidement… Quelle que soit la maladie dont je souffrais, on s’en occupait. Premier coup de chance.

J’ai été admise à l’hôpital sans savoir ce qui n’allait pas. Ma nuit fut agitée… Qu’arriverait-il si je ne m’en sortais pas? Verrais-je ma fille grandir? Mon mariage n’était pas si solide et, comme mon mari et moi n’étions pas arrivés à nous entendre sur un tuteur, nous n’avions pas réussi à rédiger un testament. Je n’avais même jamais réfléchi à la façon dont je pourrais continuer de payer les factures si je ne pouvais plus travailler.

Mon diagnostic

Le lendemain matin, j’ai appris qu’on soupçonnait une leucémie – un cancer de la moelle et du sang dont il existe environ huit variantes. J’ai eu une ponction de la moelle osseuse à 10 h, et, à 17 , j’avais la confirmation que j’étais atteinte d’une forme rare mais plus guérissable de la leucémie appelée leucémie promyélocytaire aiguë (LPA). Deuxième coup de chance.

Mon oncologue a pris les choses en mains immédiatement. Elle a pris les arrangements nécessaires pour que la chimiothérapie commence dès le lendemain matin, ce qui impliquait d’être sous traitement 24 heures par jour pendant sept jours, puis de récupérer pendant trois semaines et de recommencer… deux fois. Heureusement, j’habite dans une ville où il y a un centre de traitement contre le cancer. Mes amis et ma famille étaient proches et pouvaient nous soutenir, ma fille et moi, dans cette dure épreuve. Alors que je jouais au volley-ball il y avait à peine 48 heures, voilà que je pouvais déjà me mettre en route vers ma guérison. Troisième coup de chance.

Mon traitement

Le traitement consistait, entres autres, en perfusions de sang et de plaquettes. Je fais partie du groupe sanguin A+. C’est un groupe plutôt commun et, me semble-t-il, l’approvisionnement n’a jamais fait défaut – merci à tous les donneurs de sang! Quatrième coup de chance.

Sachant que je pourrais me battre et survivre, j’ai commencé à digérer ce qui m’arrivait. C’est à ce moment que je me suis inquiétée. Comment allais-je payer le prêt hypothécaire et le reste? Heureusement, je travaillais pour une société qui offrait un programme de garanties et j’avais droit à des prestations d’invalidité de courte et de longue durée. Ma supérieure immédiate m’a assurée qu’elle verrait tout de suite à ce que les formalités nécessaires soient remplies. À l’hôpital, j’avais mon ordinateur portable et une connexion sans fil grâce auxquels je pouvais payer mes comptes en ligne. De plus, mes formidables collègues de bureau ont rapidement fait le nécessaire pour que des repas maison soient livrés à ma porte chaque semaine pendant que je récupérais. Cinquième coup de chance.

Je suis retournée au travail six mois après mon dernier traitement de chimiothérapie, et les choses se passaient bien. Mes cheveux repoussaient, et je n’avais plus qu’à faire des examens sanguins une fois par mois et à continuer de prendre mes médicaments – 10 pilules par jour, tous les jours pendant un an, au prix de 375 $ pour 100 pilules. Heureusement, mon assurance santé prévoit un plafond de 1 000 $ par année pour ce qui est des frais que je dois payer de ma poche. Une fois atteint ce plafond, les médicaments sont couverts en totalité. Sixième coup de chance.

Environ huit mois plus tard, mon analyse sanguine a révélé une anomalie et j’ai eu peur une fois de plus. Une nouvelle ponction de la moelle osseuse a permis d’établir que je faisais une rechute. Même si c’est assez fréquent, personne ne veut recevoir pareille nouvelle. Comme cette récidive en était au stade initial, l’oncologue a proposé un traitement différent, en deux temps.

La première étape du traitement consistait en une dose quotidienne d’arsenic qui m’était administrée pour que je sois de nouveau en rémission. On dit qu’il faut de la modération en toute chose; c’est un principe qui s’applique dans le cas de l’arsenic. Bien que ce type de traitement ne soit pas nouveau, il n’avait jamais été effectué à mon hôpital, le Grand River Regional Cancer Centre, et il n’était pas couvert. Vous ai-je dit que j’aimais mon oncologue? Elle est intervenue en ma faveur devant les administrateurs de l’hôpital, et elle les a convaincus de procéder au traitement à l’hôpital. Septième coup de chance.

Je suis donc allée au centre chaque jour pendant 60 jours pour recevoir une dose d’arsenic. Je n’ai pas eu à vivre le stress que subissent les personnes qui viennent de l’extérieur et doivent s’éloigner de leur famille et de leurs amis. Un jour, j’ai fait rire les infirmières en regardant le film « Arsenic et vieilles dentelles » pendant mon traitement. Après 12 semaines, une nouvelle ponction de moelle montrait que j’étais en rémission.

La seconde étape du traitement était une greffe autologue de cellules souches. En clair, j’étais mon propre donneur. J’ai passé un mois à l’hôpital Princess Margaret de Toronto, où on a prélevé et congelé mes cellules souches maintenant normales. J’ai reçu ensuite de hautes doses de chimiothérapie  ainsi que de la radiothérapie pendant trois jours pour détruire toute cellule qui restait dans la moelle. Puis, les cellules auparavant prélevées ont été réinjectées dans mon système sanguin. En deux semaines, mes cellules souches avaient reproduit suffisamment de cellules sanguines saines, et je suis rentrée à la maison pour que je récupère et que mon corps fabrique plus de cellules. Huitième coup de chance.

Quand je repense à tout cela, je me demande souvent ce qui serait arrivé si je n’avais pas eu d’assurance. Je suis si heureuse d’avoir un jour opté pour le niveau de couverture invalidité le plus élevé – grâce à ma couverture, c’était comme si mon chèque de paie avait continué de m’être versé pendant que je récupérais. Je n’avais pas d’assurance contre les maladies graves à l’époque, alors, si je n’avais pas eu de programme de garanties, j’aurais sans doute dû piger dans mon REER pour couvrir mes frais médicaux et payer le prêt hypothécaire et les comptes. Je n’ose pas imaginer les difficultés que doivent affronter les personnes qui se trouvent sans couverture lorsqu’elles deviennent atteintes d’une maladie grave. Je crois bien que, dans un tel cas, le stress et les soucis auraient affecté ma capacité de me rétablir aussi bien que je l’ai fait. Neuvième coup de chance.

Mon avenir

Approximativement un an après la greffe, je suis retournée au travail. Depuis, j’ai changé d’emploi. Mon nouvel employeur offre lui aussi un programme de garanties et, cette fois-ci, j’ai pris soin de choisir l’assurance maladies graves qu’on m’offrait. Dixième coup de chance! Le fait de savoir que je suis couverte par le programme de mon employeur, qui comprend même de l’assurance voyage, me rassure… mais si je n’étais pas protégée, j’achèterais ma propre couverture.

Aujourd’hui, ma fille s’épanouit à l’université et j’épargne en vue d’un voyage dans les Caraïbes que je ferai avec des amis pour célébrer mes cinq années de rémission. J’apporterai un roman dont le signet sera le billet du train que j’ai pris le jour où j’ai reçu l’appel, histoire de ne pas oublier à quel point je suis chanceuse!

© Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, 2014.

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