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Épargne

Étude de cas – Rémi et Jean-François : traiter avec des investisseurs échaudés

15 janvier 2015 | Camilla Cornell | Commenter

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Cet article a été rédigé par la Financière Sun Life. Les points de vue qui y figurent ne reflètent pas nécessairement ceux des Éditions Rogers.


 

Mise en contexte

Par Camilla Cornell

Lorsqu’un ami a demandé à Rémi, âgé de 50 ans, et à Jean-François, âgé de 53 ans, de l’aider à financer son projet en restauration, le couple de Québec a sauté sur l’occasion. Rémi occupe le poste de responsable des ressources humaines dans une grande société et Jean-François, celui de vice-président d’une agence de publicité. Ils ont toujours joué de prudence, optant pour des emplois stables, plutôt que pour l’entrepreneuriat, lequel comporte des risques financiers. Par contre, cette aventure en restauration répondait à leur désir de sortir un peu de leur zone de confort et de réaliser un investissement qui pourrait réellement être rentable.

Leur ami Stéphane, un gérant de restaurant expérimenté, proposait ce que Rémi et Jean-François croyaient être un concept gagnant. Le couple a investi 100 000 $ dans le projet de leur ami, qui, selon celui-ci, était susceptible de devenir une chaîne de restauration prospère. Cet argent a rapidement été englouti dans de l’équipement de restauration dispendieux et des dépenses imprévues en rénovation.

Stéphane est donc revenu à la charge, promettant une plus grande participation dans l’entreprise en échange d’un autre investissement de 50 000 $. Hésitant, mais finalement convaincu que les clients se rueraient dès l’ouverture du restaurant, le couple s’imaginait être largement remboursé, ce qui n’a pas été le cas.

Stéphane a pris un risque en choisissant un local situé dans un quartier marginal de Québec, et les clients n’ont pas afflué. Rémi et Jean-François ont fourni 25 000 $ de plus, puisés dans leur argent durement gagné; ces fonds ont servi à payer le salaire du personnel et d’autres coûts pendant les six mois qui ont précédé la faillite du restaurant.

Perdre 175 000 $ provenant de leurs épargnes a été un coup dur pour Rémi et Jean-François. Encore pire, à cause de cette expérience, ils sont devenus des investisseurs frileux au cours des deux dernières années; ils ont largement cotisé à leur REER respectif, soit en plaçant dans des certificats de placement garanti (CPG) ou des obligations.

LES EXPERTS FINANCIERS RECOMMANDENT

Richard Price,
Conseiller financier principal
Richard Price Financial Management

Au premier abord, Rémi et Jean-François semblent être sur la bonne voie d’atteindre leur objectif de retraite dans une quinzaine d’années. Cependant, apporter quelques modifications à leur prêt investissement pourrait rendre cet objectif accessible plus tôt.

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Kenneth Stratton, CIM, FCSI
Vice-président principal,
gestionnaire de portefeuille,
PCG Raymond James ltée

Il ne faut pas avoir froid aux yeux pour investir en restauration, car le démarrage d’entreprise dans ce domaine a un taux d’échec élevé. Ce type « d’investissement » comportait déjà un risque, qui a été amplifié par le manque d’expérience de Rémi et de Jean-François dans cette industrie.

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Yogesh Bansal, CPA, CGA, CFP
CF Canada Financial ,
NetWorth Financial Corp.

Exemple typique de clients échaudés par de mauvais investissements passés, Rémi et Jean-François ne veulent pas prendre de risque pour le moment; ils devront cependant se tourner vers l’avenir. La bonne nouvelle est qu’à court terme, au moins, ils auront probablement la possibilité d’obtenir un allègement fiscal en amortissant une partie de la perte d’investissement.

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