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Les experts financiers recommandent – Carol Plaisier

3 octobre 2014 | Carol Plaisier | Commenter

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Lorsqu’un client vit la perte d’un conjoint, il éprouve une gamme d’émotions, dont le deuil, la peur et l’anxiété. Habituellement, je commence par lui expliquer clairement qu’il n’a pas à prendre de décision rapidement, pour ce qui est de ses placements.

Dans l’immédiat, le problème d’Élise réside dans le fait qu’elle n’a pas beaucoup de liquidités. Pour lui donner un peu de marge de manœuvre, je lui suggérerais de renégocier son prêt hypothécaire pour réduire ses paiements à 500 $ par mois, plutôt que les 1000 $ par mois qu’elle paie actuellement. Elle pourrait même le faire sans avoir à tout renégocier; cela dépend du prêteur.

Elle devrait investir les 500 $ dégagés dans un CELI, pour ainsi facilement accumuler du capital additionnel pour les dépenses urgentes.

Bien que la nature des placements d’Élise ne soit pas clairement indiquée, je ne ferais probablement pas de changements importants. Je lui proposerais plutôt de restructurer progressivement son portefeuille pour augmenter le potentiel de croissance, sans l’exposer à des risques excessifs.

Par exemple, si elle a presque tout investi dans des CPG, je lui expliquerais comment l’inflation pourrait rogner la valeur réelle de ses placements et réduirait son pouvoir d’achat.

Je ferais bien sûr des calculs, mais souvent, je trouve que la façon la plus efficace de faire comprendre ce concept consiste à parler de scènes de la vie quotidienne. Par exemple, en lui demandant si elle a remarqué que les prix semblaient toujours augmenter à l’épicerie ou à la station-service, alors que ses CPG ne génèrent pas plus d’intérêts.

Lorsque le prochain CPG d’Élise viendrait à échéance, je lui proposerais de prendre un petit pourcentage et de l’investir dans un fonds à risque faible, juste pour avoir une idée. 

Dans les faits, pour ce qui est de la retraite, la situation d’Élise n’est pas si problématique. Même si elle n’investissait plus un seul dollar, les 500 000 $ de son REER devraient valoir environ 675 000 $ lorsqu’elle prendra sa retraite à 65 ans, sur la base d’un rendement supposé de 4 %. Si elle dépensait 50 000 $ par année – ce qui lui permettrait de maintenir son style de vie actuel –, elle devrait avoir suffisamment d’argent jusqu’à 96 ans, sur la base du même rendement.

Mais Élise n’obtiendra pas ces rendements si elle place son argent dans des CPG. Je lui proposerais de modifier la répartition de son portefeuille pour obtenir plus ou moins celle-ci :

  • 40 % dans des fonds équilibrés à faible risque, tels le Fonds Fidelity Revenu mensuel, le Fonds de revenu de dividendes Franklin Bissett et le Fonds de croissance et de revenu Signature;
  • 30 % dans des fonds d’actions à risque modéré, tels le Fidelity Northstar (pour les actions mondiales) et NEI Éthique Multistratégique américain (pour les actions américaines);
  • 30 % dans des fonds d’actions à dividendes à risque modéré, tels le Fonds de croissance de dividendes TD ou le Fonds de dividendes Avantage Dynamique, ou encore des fonds distincts.

Je structurerais le portefeuille pour que les paiements mensuels soient tirés des fonds équilibrés les moins volatils et les moins risqués lorsque le REER d’Élise serait converti en FERR. De cette façon, elle ne se verrait pas contrainte de retirer des sommes d’argent d’un fonds dont la valeur serait sérieusement diminuée à cause d’un marché en baisse.

Entre-temps, les fonds d’actions à risque modéré lui permettraient d’obtenir des rendements plus élevés à long terme, mais ils seraient probablement plus volatils. Chaque année, je rééquilibrerais le portefeuille d’Élise afin que la pondération de ces fonds ne dépasse pas 30 %. Les gains additionnels seraient réinvestis dans des fonds équilibrés moins volatils. Toutefois, en cas de baisse du marché, je ne toucherais à rien.

Les fonds à dividendes et les fonds distincts offrent une sécurité de revenu additionnelle puisqu’ils génèrent des rendements qui ne reposent pas entièrement sur le marché boursier.

Retour à l’étude de cas : Élise

Cet article a été rédigé uniquement par Carol Plaisier, représentante enregistrée de Patrimoine Hollis™ (division de Scotia Capitaux Inc., membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières). Les services de courtages de Patrimoine Hollis sont fournis par Scotia Capitaux Inc. Les produits d’assurances sont fournis par Services d’assurances Patrimoine Hollis ltée. Les points de vue et opinions de même que les recommandations énoncés dans cet article sont ceux de Carol Plaisier et non ceux de Patrimoine Hollis. La marque de commerce de la Banque de Nouvelle-Écosse est utilisée sous licence.

 

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