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Épargne

Les experts financiers recommandent – Karine Labelle et Salvatore Mulé

14 juillet 2014 | Karine Labelle et Salvatore Mulé | Commenter

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Karine Labelle et Salvatore Mulé,
conseillers en sécurité financière et représentants en épargne collective

Bien que l’étude de cas ne fournisse pas certains éléments d’information qui seraient nécessaires pour mener une analyse plus poussée de la situation, dont l’âge auquel le couple souhaite prendre sa retraite, la cessibilité ou non des régimes à prestations déterminées, nous pouvons néanmoins formuler quelques recommandations qui permettront à Bernard et à Émilie de tout mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs, malgré la nouvelle situation que constitue l’arrivée des parents de Bernard à la maison.

En premier lieu, soulignons qu’une approche globale de l’ensemble de la situation du couple est de mise pour que Bernard et Émilie puissent mettre en place les stratégies qui les aideront à atteindre leurs objectifs, à toutes les étapes de leur vie, tout en protégeant et maximisant leur patrimoine familial.

Comme le couple attache à raison beaucoup d’importance aux études du fils cadet, Charles, il serait important de maximiser le Régime enregistré d’épargne-études. Rappelons que pour bénéficier de la subvention du gouvernement fédéral, qui est de 20 %, les cotisations peuvent atteindre jusqu’à 50 000 $. On sait qu’au Québec, cette subvention est de 10 %.

Nous recommandons également à Bernard et à Émilie de souscrire une assurance-vie temporaire qui permettra au survivant de régler le solde du prêt hypothécaire, de maintenir son style de vie et de payer les études de Charles. Cette assurance devrait donc être de l’ordre de 400 000 $ pour Émilie, et de 600 000 $ pour Bernard.

Il est également de toute première importance que le couple établisse un testament, ainsi qu’un mandat en cas d’inaptitude, l’étude de cas n’indiquant pas que cette étape a été respectée. Il y va de la qualité de vie des survivants, si les choses devaient mal tourner.

Au poste des investissements non enregistrés, le couple a su se bâtir un capital de l’ordre de 150 000 $, mais nous notons toutefois que les CELI n’ont pas été maximisés, ce qui devrait être vu comme une priorité selon nous, pour chacun des deux membres du couple. Une fois cette étape franchie, le couple devrait investir le solde des placements dans des fonds de société qui affichent une existence de plus de 25 ans. Les revenus de ces fonds étant traités comme un gain en capital, cette approche est très avantageuse sur le plan fiscal.

Comme le coût de vie de Bernard et Émilie nous semble faible, eu égard à l’importance de leurs revenus, il serait sage que le couple établisse un budget rigoureux afin de dégager des stratégies d’épargne-retraite adaptées à leur situation et à leurs objectifs.

Une assurance maladies graves constitue également un élément à envisager prioritairement, pour chacun des deux membres du couple et pour les enfants, afin que les projets de retraite ne soient pas compromis advenant un diagnostic de maladie grave d’un membre de la famille. Actuellement, le couple n’est pas protégé pour parer à cette éventualité.

Nous ne saurions assez leur recommander de consulter un conseiller financier qui les aidera à bien cerner leurs priorités, leurs projets de retraite, le mode de vie qu’ils souhaitent avoir à la retraite. À cette occasion, ils pourront déterminer s’ils souhaitent conserver ou non la maison et, dans l’affirmative, jusqu’à quel âge.

Ils pourraient également souhaiter déterminer s’ils entendent laisser à leurs enfants la valeur de la maison, ou la propriété physique. Dans l’éventualité où ils entendraient laisser la valeur en héritage, ils pourraient établir une stratégie mettant une assurance-vie à contribution, tout en profitant de la valeur de la maison dans l’intervalle.

Lorsque Bernard recevra, sous forme de don du vivant de son père, si ce dernier vend la maison paternelle, ou sous forme d’héritage, au décès de ses parents, la somme prévue de l’ordre de 500 000 $, il serait sage que le couple consulte un conseiller financier afin d’adopter la meilleure stratégie possible d’utilisation de ces fonds (p. ex. : maximisation des CELI, placements non enregistrés dans des fonds de sociétés, cotisations REER inutilisées)

Bernard et Émile devront également veiller à établir dès maintenant une stratégie de décaissement la plus avantageuse possible du point de vue fiscal, afin notamment d’avoir l’assurance d’obtenir le maximum des diverses prestations auxquelles ils pourraient avoir droit à la retraite, et bien sûr de payer le moins d’impôt possible. Retenir qu’à cette étape, tout se joue au niveau de la fiscalité.

Compte tenu de leur excellente posture financière actuelle, en suivant ces recommandations, Bernard et Émilie ont un bel avenir devant eux.

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