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Les experts financiers recommandent – Marco R. Carreau

16 juin 2014 | Marco R. Carreau | Commenter

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Marco R. Carreau
conseiller financier, Solutions financières Marco R. Carreau inc.,
Cabinet de services financiers – distributeur autorisé par la Sun Life du Canada,
compagnie d’assurance-vie et cabinet partenaire de Distribution Financière Sun Life (Canada) inc., sa filiale

La situation financière d’ensemble du couple Bernard et Émilie affiche une bonne santé et devrait leur permettre de faire face à la nouvelle conjoncture découlant de la présence des parents de Bernard à la maison, sans pour autant compromettre sa qualité de vie actuelle et leurs objectifs financiers à la retraite.

Le couple, qui bénéficiera de part et d’autre des avantages de régimes de retraite à prestation définie, a eu la discipline de mettre de l’argent de côté pour ses vieux jours, et compte aujourd’hui des éléments d’actif qui pourront contribuer à leur qualité de vie pendant leurs années de retraite.

La valeur de la propriété du père de Bernard, dont on peut raisonnablement s’attendre à ce que Bernard reçoive la moitié en héritage, constitue selon nous un levier potentiel dont le couple pourrait avantageusement tirer parti, d’une part pour faire face aux frais médicaux et non médicaux liés à la présence des parents de Bernard à la maison, et d’autre part, pour cumuler une épargne supplémentaire en vue de la retraite.

Sous réserve de l’approbation du père de Bernard, deux options peuvent être considérées. La première serait que le père effectue la vente de la propriété et fasse don de la moitié du produit de la vente, non imposable du fait qu’il s’agit d’une résidence principale, à Bernard. Ainsi, Bernard pourrait utiliser ce montant, de l’ordre de 500 000 $, pour couvrir les frais mensuels supplémentaires liés à la présence de ses parents à la maison, et pour cotiser à son REER, à son CELI et au REEE de Charles, ainsi que dans des instruments non enregistrés, en veillant à minimiser les incidences fiscales de ses placements par un choix judicieux.

Dans ce scénario, Bernard pourrait également envisager de régler le solde de sa marge de crédit, qui est de 15 000 $, si et seulement si le rendement des placements envisagés devait être inférieur au taux d’intérêt de la marge.

La deuxième option serait que le père de Bernard effectue la vente de sa propriété et investisse le produit de la vente dans un portefeuille diversifié et équilibré, en veillant à ce que le rendement soit, autant qu’il se puisse, à l’abri de l’impôt. Ces fonds pourraient être placés en catégorie de société, afin d’optimiser le report de l’impôt, puis être légués en héritage, à raison de 50 % pour cent à Bernard, au décès du père.

Dans l’intervalle, jusqu’à la vente de la maison du père de Bernard, la valeur nette de cette propriété pourrait être mise à contribution pour entreprendre la stratégie proposée.

Par ailleurs, Bernard et Émilie devraient veiller, si ce n’est déjà fait, à souscrire une assurance-vie adéquate, ainsi qu’une assurance soins de longue durée et une assurance maladies graves, afin de préserver la sécurité financière du conjoint, quoi qu’il arrive.

Bien sûr, jusqu’à la retraite, le couple doit veiller à continuer de cotiser assidûment au REER et au CELI de chacun, tout en continuant de tirer parti au maximum du REEE en prévision des études postsecondaires de Charles.

En conclusion, Bernard et Émilie sont en excellente posture financière pour faire face à toutes leurs obligations, et pour se constituer un coussin qui, ajouté aux prestations des régimes de retraite, contribuera à leur assurer un niveau de vie semblable à celui de leur vie active.

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