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Les experts financiers recommandent – Richard Price

15 janvier 2015 | Richard Price | Commenter

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Richard Price
Conseiller financier principal
Richard Price Financial Management

Au premier abord, Rémi et Jean-François semblent être sur la bonne voie d’atteindre leur objectif de retraite dans une quinzaine d’années. Cependant, apporter quelques modifications à leur prêt investissement pourrait rendre cet objectif accessible plus tôt.

Le fiasco du restaurant a apporté une consolation fiscale au couple : une perte d’entreprise. Rémi et Jean-François devraient s’assurer que leur déclaration d’impôt sur le revenu est remplie par un cabinet de comptables fiable afin de faire en sorte que la déduction de la perte soit appliquée correctement, puisqu’un solde d’impôt reste à payer.

Ils auraient avantage à continuer de maximiser leurs cotisations REER, d’autant plus que l’employeur de Rémi verse l’équivalent de sa cotisation. Par ailleurs, comme Jean-François cotise 2 000 $ à son REER et qu’il a un revenu élevé, il devrait se prévaloir de la réduction d’impôt permise à la source. Ainsi, au lieu d’obtenir le remboursement en avril prochain, il pourrait disposer de 1 000 $ de plus par mois sur son chèque de paie pour l’utiliser comme bon lui semble.

C’est à l’aspect endettement qu’il est possible d’apporter une amélioration. Le CELI permet de percevoir un revenu de placement à l’abri de l’impôt de l’ordre de 2 %. Alors, pourquoi continuer de payer 4 % ou 5 % d’intérêt pour un prêt personnel et un prêt hypothécaire en dollars après impôt? D’autant plus que si Rémi et Jean-François ne changent pas le montant des versements hypothécaires, ils n’auront pas fini de payer la maison avant 2034, lorsqu’ils seront âgés de plus de soixante-dix ans.

Je proposerais de fermer le compte CELI de 64 000 $ et d’utiliser cet argent pour réduire la dette du prêt hypothécaire, ce qui permettrait de baisser le solde à 385 000 $. Le montant de 1 900 $ que versaient chaque mois Jean-François et Rémi dans leurs CELI et leurs épargnes non enregistrées devrait être réaffecté : 500 $ au paiement du prêt-auto et 1 400 $ au prêt hypothécaire. Ainsi, ceux-ci auraient la possibilité de rembourser leur prêt hypothécaire en huit ans et demi, à peu près.

Lorsqu’ils n’auront plus de dettes, Jean-François et Rémi pourront examiner leurs finances et rattraper les droits de cotisation de leur CELI et de leur REER qui n’ont pas été utilisés. Par la suite, ils pourront commencer à verser leurs épargnes dans leurs fonds non enregistrés. Puisque le couple éprouve une certaine aversion pour le risque, je lui suggérerais d’utiliser une combinaison de fonds communs de placement qui détiennent un grand nombre d’actions du secteur bancaire; ces actions paient des dividendes plus élevés comparativement à l’intérêt que versent les CPG.

Songeons seulement que, selon dividend.com, les actions de la Banque TD ont versé en moyenne des dividendes de 3,76 % annuellement au cours des trois dernières années et qu’en 1997, les dividendes de la CIBC étaient passés de 1,05 $ à 3,94 $ par action par année; le taux d’un CPG s’élève à 2 % pour trois ans. Le couple peut aussi bénéficier de la croissance potentielle de ces actions et de crédit d’impôt pour dividendes.

Investir dans les actions de premier choix et les fonds communs de placement qui se concentrent sur des titres de premier ordre avec dividendes permet quelquefois aux investisseurs échaudés de laisser les inquiétudes derrière eux, et de faire fructifier davantage leur argent.

Retour à l’étude de cas : Rémi et Jean-François

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