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Épargne

Les experts financiers recommandent – Vincent Compagnat

17 mars 2014 | Vincent Compagnat | Commenter

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Vincent Compagnat
Conseiller en placement,
Financière Banque Nationale

Compte tenu de la situation d’Édouard, nous estimons qu’il a à portée de la main tous les outils voulus pour établir une stratégie de planification financière adaptée à sa nouvelle situation, ainsi qu’à ses objectifs à moyen terme et de retraite.

On sait qu’Édouard, dès la première année et pour les sept années suivantes, disposera d’une somme d’environ 34 000 $ pour l’épargne, avant les vacances.

Tout le succès de sa stratégie repose sur une utilisation judicieuse de cette somme.

Dans un premier temps, nous lui suggérons de maximiser immédiatement son utilisation du CELI (compte d’épargne libre d’impôt). Comme il n’avait pas contribué au CELI depuis son lancement en 2009, ses droits de cotisation non utilisés s’élèvent à 25 500 $. Il a actuellement les ressources financières nécessaires pour s’en prévaloir pleinement.

Dans un deuxième temps, Édouard devrait également maximiser son utilisation du REEE (Régime enregistré d’épargne-études), chaque année (2 500 $ par enfant), et ce, pour chacun de ses deux enfants, afin d’ainsi se prévaloir avantageusement des subventions fédérale (20 % pour chaque dollar versé dans le REEE, jusqu’à concurrence de 500 $) et provinciale (10 % pour chaque dollar versé dans le REEE, jusqu’à concurrence de 250 $). Cet outil lui permettra d’accumuler de l’épargne-étude tout en profitant de ces subventions, jusqu’à ce que ses enfants aient atteint l’âge de 17 ans (sept années dans le cas de Justin, et huit années dans le cas d’Émilie).

Par ailleurs, comme son prêt-auto est assorti d’un taux de 0 %, nous recommandons à Édouard de maintenir ce prêt afin de tirer pleinement parti de ses fonds disponibles pour épargner.

Enfin, comme Édouard ne s’est pas encore prévalu de ses droits de cotisation à un REER (régime enregistré d’épargne retraite), nous ne saurions assez lui recommander de le faire sans tarder afin de faire fructifier au maximum son épargne-retraite, à l’abri de l’impôt. Compte tenu de sa situation financière et de son avoir actuel, il ne lui sera même pas nécessaire, à cette fin, d’utiliser le solde des sommes reçues dans le cadre du règlement de divorce.

Dans sept ans, lorsqu’il cessera de toucher la pension alimentaire et la pension de conjoint, selon les dispositions du règlement de divorce, nous lui recommandons d’utiliser judicieusement son épargne potentielle de 1 500 $ par année, en continuant de placer le maximum possible dans le CELI et dans son REER.

Compte tenu de son âge de seulement 41 ans, de son avoir actuel et de ses revenus, si Édouard se conforme à cette stratégie, il pourra atteindre tous ses objectifs, pour lui et pour ses enfants, tout en s’acquittant de toutes ses obligations, et vivre une retraite confortable, grâce notamment aux sommes accumulées dans son REER, qui s’ajouteront à la rente que lui procurera son régime de retraite, à 65 ans.

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