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Exploitation financière des aînés : plus fréquente qu’on pourrait le croire

2 juin 2014 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Les conseillers peuvent être les premiers à en déceler les signes

L’Organisation mondiale de la santé définit les mauvais traitements envers les aînés comme un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime. Ceux qui subissent ces traitements diraient probablement qu’ils sont humiliants, stressants ou terrorisants.
Les mauvais traitements envers les aînés constituent une dure réalité :

• Personne n’est à l’abri, peu importe le milieu, l’âge, la religion, l’origine ethnique, la culture, le statut social et la situation financière.

• Les abus peuvent être physiques, émotionnels, sexuels ou financiers.

• Ils peuvent être commis par le conjoint, des membres de la famille (y compris les enfants et les petits-enfants d’âge adulte), des amis, des soignants et des personnes en relation de pouvoir ou de confiance.

• Ils se produisent dans des maisons privées, des villages de retraite et dans des établissements de soins de longue durée[1].

Ils sont également plus fréquents que vous pourrait le croire.

En 2013, le gouvernement du Canada estimait qu’entre 4 et 10 % des aînés canadiens subissaient certains types de mauvais traitements, mais que seulement 1 cas sur 5 était signalé[2]. Le faible taux de signalement découle probablement de la nature complexe et délicate du problème. Les victimes ont souvent honte, refusent d’admettre la réalité ou ont peur de la réaction de la personne qui inflige les mauvais traitements. Pour certains aînés, la loyauté envers la famille l’emporte sur leurs propres besoins. D’autres ne se rendent tout simplement pas compte qu’on les maltraite ou ne savent pas qu’ils peuvent obtenir de l’aide.

L’exploitation financière constitue la forme la plus courante de mauvais traitements envers les aînés

Le site Web gouvernemental aines.gc.ca définit l’exploitation financière comme la forme la plus courante de mauvais traitements envers les aînés au Canada. Elle peut survenir en tout temps, mais elle est souvent déclenchée par un problème de santé ou le décès d’un proche, soit lorsque la solitude, le deuil et la dépendance aux autres rendent les aînés plus vulnérables.

Certains types d’exploitation financière, comme le vol ou la fraude, sont très évidents. D’autres sont plus difficiles à cerner. En voici quelques-uns :

• mauvais emploi ou vol de l’actif, des biens ou de l’argent d’un aîné;

• encaisser les chèques de l’aîné sans avoir obtenu son autorisation;

• imiter la signature de l’aîné sur des documents de nature financière;

• mauvais emploi d’une procuration;

• vivre dans la maison de l’aîné ou partager ses effets personnels sans payer sa juste part des dépenses lorsqu’on le demande.

L’exploitation financière, c’est aussi amener les aînés à poser des gestes au moyen de la force, de la ruse ou d’une pression indue qui ont des répercussions sur leur situation financière – prêter ou donner leur argent, leur propriété ou leurs biens; vendre leur maison ou les en retirer; et établir ou changer leur testament ou leur procuration. Le problème sera sans contredit plus courant dans les années à venir à mesure que le nombre d’aînés augmente.

Par chance, les instances gouvernementales s’attaquent au problème. À titre d’exemple, le gouvernement fédéral (y compris le Conseil national des aînés) met sur pied des projets comme la Journée nationale des aînés pour sensibiliser la population à cette problématique. Le gouvernement du Québec propose également de nombreux outils et de l’information sur le site Web maltraitanceaines.gouv.qc.ca. Il existe également plusieurs ressources et numéros d’urgence à utiliser pour signaler les problèmes de maltraitance dont vous pourriez être témoin.

Selon le rapport « L’exploitation financière des aînés »[3], les personnes qui travaillent dans l’industrie des services financiers pourraient être les premières à reconnaître les signes d’exploitation financière en raison de leur travail en lien avec les comptes, les fiducies et les documents financiers des clients. Voici certains signes d’exploitation financière exposés dans le rapport qui doivent être approfondis davantage avant d’en arriver à une conclusion définitive :

• D’importantes sommes sont retirées d’un compte bancaire.

• Les signatures sur des chèques ou d’autres documents sont suspectes.

• La situation financière de l’aîné fait l’objet de changements soudains.

• Les relevés bancaires ne sont plus envoyés au domicile de l’aîné.

• Des changements imprévus sont apportés au testament, à la procuration ou aux contrats de l’aîné.

• La maison de l’aîné est vendue subitement.

• L’aîné ne se souvient pas d’avoir signé des documents ou d’avoir fait certains virements de fonds.

• L’aîné a peur ou est inquiet lorsqu’il est question d’argent.

L’exploitation financière constitue une dure réalité, mais il y a du soutien pour les victimes et les personnes qui peuvent les aider. Apprenez-en davantage en visitant le aines.gc.ca ou en composant le 1-800-O-Canada (1-800-622-6232).

 



[1] http://www.aines.gc.ca/fra/pif/smt/mauvaistraitements.shtml#b
[2] http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?m=%2Findex&nid=749849
[3] 3L’exploitation financière des aînés : Centre national d’information sur la violence dans la famille ; Teresa Lukawiecki, 1999 : http://publications.gc.ca/collections/Collection/H88-3-30-2001/pdfs/violence/finan_f.pdf

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