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Épargne

Implanter le RVER : la réalité du terrain

6 novembre 2014 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Quand il est question du régime volontaire d’épargne-retraite (RVER), avez-vous l’impression d’avancer en terrain inconnu?

Si oui, c’est normal; le RVER est tout nouveau et aucun conseiller ne peut prétendre posséder une longue expérience concernant ce régime de retraite. Cependant, certains conseillers ont déjà rencontré plusieurs clients et même, dans certains cas, procédé à l’implantation du RVER en entreprises.

C’est le cas de Stéphane Côté, conseiller et directeur adjoint principal au Centre Financière Sun Life de Québec. Son expérience peut vous aider à mieux vous préparer à rencontrer vos clients et à poser les bonnes questions.

Des questions et des craintes

« J’ai d’ores et déjà rencontré plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) et j’ai constaté que les petites entreprises craignaient souvent que le RVER demande beaucoup d’administration », raconte Stéphane Côté.

Selon lui, la plupart des dirigeants de PME rencontrés se posent des questions sur l’admissibilité des employés au programme. Ils veulent aussi savoir ce qui se passe si un employé quitte l’entreprise, par exemple.

« Pour répondre à ces questions et calmer les craintes, il faut bien connaître le produit, mais également les autres possibilités qui s’offrent aux employeurs afin d’avoir de bons arguments à leur présenter, à eux ainsi qu’à leurs employés », dit-il.

Comment aborder les employeurs

« Au moment de présenter le RVER à un employeur, il est utile de rappeler les objectifs du gouvernement et de la loi quant à ce nouveau régime. Il faut aussi expliquer que le régime a été conçu pour que son implantation demeure la plus simple et facile possible. Ainsi, la quantité de documents à remplir est minimale et tout se fait sur Internet », indique M. Côté.

Les employés gèrent également eux-mêmes leur dossier en ligne. Chaque participant est responsable de choisir le type de fonds qu’il préfère parmi ceux qui sont offerts; l’employeur n’a donc pas à s’en occuper. Et si l’employé omet de faire ce choix, un fonds par défaut lui sera attribué.

Selon l’expert, le principal message à transmettre aux employeurs est que le RVER sert d’abord l’intérêt de leurs employés, mais aussi leur propre intérêt.

« L’épargne fait partie d’une bonne santé financière. Non seulement le RVER est un éveil à l’épargne, mais, pour l’employeur qui décide de cotiser, il s’agit aussi d’un excellent outil de rétention de ses employés », précise Stéphane Côté.

De plus, dépendamment du fournisseur choisi, il est possible d’offrir aux employés que vous rencontrez des sessions d’information sur les avantages de l’épargne dans la gestion de leur vie financière.

Il note aussi que les patrons qu’il a rencontrés ne souhaitaient pas que le RVER devienne un « compte en banque », dans lequel l’employé pige quand il a besoin d’argent.

Si vous faites face à ce type de préoccupations, vous pouvez rassurer vos clients en leur expliquant que bien qu’il n’y ait que les cotisations de l’employeur qui sont immobilisées dans le RVER, et non celles des employés, il n’est pas avantageux de piger dans ses cotisations à tout moment, car en fin de compte, on sera imposé sur ces sommes retirées.

Ouvrir la discussion avec les employés

Comme vous le faites avec les employeurs, vous devez expliquer la raison d’être du programme aux employés; ils sont d’ailleurs un autre public dont il faut tenir compte et qu’il ne faut pas négliger. Voici les avantages du RVER qui se présentent à eux :

• un employé peut continuer à contribuer au RVER même s’il quitte son emploi ou encore choisir de transférer son ancien RVER dans celui de son nouvel employeur;

• les frais de gestion sont bas, la loi décrit d’ailleurs le RVER comme un régime à faible coût;

• les cotisations sont retenues sur la paie, ce qui facilite l’épargne et donne droit aux déductions fiscales sans délai;

• les participants peuvent choisir les placements dans lesquels leur épargne sera investie, sans que cela soit trop compliqué, parce que les options sont tout de même limitées, justement pour faciliter cette sélection. En effet, le RVER offre une option cycle de vie et de trois à cinq autres options supplémentaires;

• le régime étant volontaire, un employé peut décider de ne pas participer au RVER; s’il y participe, une option par défaut lui est offerte, mais il peut également choisir d’autres options de placement et décider du montant de ses cotisations.

« De plus, il faut expliquer aux employés qu’il est facile de s’inscrire au RVER, de choisir ses placements et de suivre leur évolution par la suite, grâce à leur dossier en ligne », ajoute Stéphane Côté.

Ce que les conseillers y gagnent

Si le RVER n’est pas le produit d’épargne le plus avantageux à court terme pour vous, le travail effectué aura un impact positif sur l’avenir.

« Comme les gens auront déjà eu une première expérience d’épargne en milieu de travail, il sera peut-être plus facile de progresser vers une discussion liée à la retraite et à la planification de leurs finances. »

Le RVER est une excellente occasion de participer à l’éducation financière des employés. « Et ça permet de donner une valeur ajoutée à nos services et de se positionner dès maintenant auprès d’eux », assure M. Côté.

« Il faut voir au-delà du RVER et proposer une solution d’ensemble aux entreprises que nous rencontrons. L’approche globale prend ici tout son sens », conclut Stéphane Côté.

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