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Les baby-boomers travailleurs autonomes ont aussi besoin de conseils spécialisés

30 septembre 2013 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Le baby-boomer moderne a plus à faire que de passer son temps à jouer au bingo : il a plus de vingt années de retraite devant lui. Les retraités d’aujourd’hui vivent plus longtemps[1] et la plupart veulent profiter d’un style de vie actif[2]. Pour beaucoup, cela signifie aussi de continuer à travailler. En fait, le sondage effectué dans le cadre de l’Indice canadien de report de la retraite Sun Life a révélé que seulement 27 % des répondants comptaient prendre leur retraite à 65 ans et que 26 % prévoyaient continuer à travailler à temps plein à 66 ans.

Mais travailler après l’âge de la retraite ne signifie pas toujours de travailler comme employé – le travail autonome fait de plus en plus d’adeptes parmi les boomers. D’après le recensement de 2006 de Statistique Canada, 44 % des hommes et 28 % des femmes, parmi les personnes encore sur le marché du travail à l’âge de 65 ans et plus, étaient des travailleurs autonomes[3].

Horaire flexible

Le travail autonome présente bien des avantages pour les boomers, notamment un horaire flexible, des possibilités de travail à temps partiel et la satisfaction d’être son propre patron. Cette formule concilie aussi leurs obligations familiales, lorsqu’ils doivent s’occuper de leurs petits-enfants et d’autres membres de la famille. Et le travail autonome est une solution pratique pour les boomers qui ont de la difficulté à se déplacer ou qui ont des problèmes de santé.

Expérience appréciée

Les boomers sont des employés chevronnés, forts d’une expérience et de compétences professionnelles inestimables, et il est fréquent de les voir commencer une nouvelle carrière dans un domaine connexe. Leur réseau de contact leur permet d’offrir leurs services consultatifs, tout en les aidant à lancer une nouvelle entreprise. D’ailleurs le recensement de 2006 de Statistique Canada révèle que 22 % des hommes travailleurs autonomes âgés de 65 ans et plus fournissent des services professionnels et que pour les femmes, dans cette même catégorie d’âge, la proportion est de 17,3 %[4].

Moins d’obligations financières

Les boomers ont souvent moins d’obligations financières que les entrepreneurs plus jeunes. Il leur est donc plus facile de réaliser à la retraite le rêve de fonder leur propre entreprise.

Davantage de possibilités

Parfois, les possibilités d’emploi déclinent avec l’âge. Certains employés plus âgés, qui ont encore besoin de gagner un revenu, se trouvent ainsi dans l’obligation de se lancer à leur compte. L’avantage non négligeable, dans ce cas-ci, c’est qu’ils peuvent travailler juste un peu s’ils le désirent, ou beaucoup, s’ils préfèrent.

Et qui sont ces entrepreneurs après-retraite? Le rapport de Sharanjit Uppal, sur le Travail autonome des personnes âgées, révèle que le travail autonome est plus fréquent chez les personnes ayant un niveau de scolarité[5] et un capital financier[6] plus élevés.

Les études postsecondaires qu’elles ont suivies leur ont donné les aptitudes nécessaires à la création et au maintien d’une entreprise florissante. Par ailleurs, ces personnes, titulaires d’un diplôme universitaire, bénéficiaient souvent d’un salaire de pré-retraite plus élevé : il est donc plus facile au boomer de faire face aux risques inhérents à une entreprise, du fait de sa meilleure situation financière[7].

Si certains de vos clients sont des travailleurs autonomes

Le travail autonome présente des défis financiers particuliers. C’est donc pour vous l’occasion de fournir à vos clients des conseils spécialisés. Par exemple, certains travailleurs autonomes auraient tout intérêt à établir un régime individuel de retraite (RIR) et d’autres préfèreront faire des retraits de leur régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou de leur fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) pour réduire leur revenu imposable. Les clients âgés de moins de 72 ans voudront transformer leur FERR en REER si leur entreprise marche bien et s’ils n’ont pas besoin de liquidités. Le revenu provenant d’une entreprise permet parfois de reporter les prestations du Régime de pension du Canada (RPC) / Régime de rentes du Québec (RRQ) et donc d’en maximiser le montant à l’avenir.

La retraite n’annonce plus la fin du travail rémunéré. Le travail autonome est de plus en plus une option viable pour beaucoup de boomers dont les compétences sont encore très prisées sur le marché du travail.

Certains se lancent dans l’entreprenariat pour des raisons économiques, d’autres par amour du travail, mais quelles qu’en soient les raisons tous vos clients doivent tenir compte des répercussions fiscales du travail autonome. Conseillez toujours à vos clients de se renseigner auprès d’un spécialiste en fiscalité.
 


 
[1] Statistique Canada CANSIM, Tableau 102-0122 et Catalogue no 82-211 X
[2] The 2013 Picture Perfect Retirement Contest, résumé préparé le 27/05/13
[3] Uppal, Sharanjit. 2011. «Travail autonome des personnes âgées». L’emploi et le revenu en perspective. Printemps 2011, vol. 23, no 1. Statistique Canada, no de catalogue 75-001-XIE. page 3. http://www.statcan.gc.ca/pub/75-0010x/2011001/article/11400-fr.htm#a1
[4] Uppal, Sharanjit. 2011. «Travail autonome des personnes âgées». L’emploi et le revenu en perspective. Printemps 2011, vol. 23, no 1. Statistique Canada, no de catalogue 75-001-XIE. page 9. http://www.statcan.gc.ca/pub/75-0010x/2011001/article/11400-fr.htm#a1
[5] Fuchs, Victor R. 1982. “Self-employment and labor force participation of older males.” The Journal of Human Resources. Vol. 17, no. 3. Summer. p. 352.
http://www.jstor.org.stable/pdfplus/145584?acceptTC=true (20 décembre 2010).

[6] Georgellis, Yannis, John G. Sessions et Nikolaos Tsitsianis. 2005. “Self-employment longitudinal dynamics: A review of the literature.” Economic Issues ,Vol. Vol. 10, no. 2. 39 p.
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=921029 (20 décembre 2010).

[7] Fuchs, Victor R. 1982. “Self-employment and labor force participation of older males.” The Journal of Human Resources. Vol. 17, no. 3. Summer. p. 356.
http://www.jstor.org.stable/pdfplus/145584?acceptTC=true (20 décembre 2010).

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