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Épargne

RVER : des réponses pour vous

2 juin 2014 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Le temps filera rapidement d’ici le 1er juillet, date prévue d’entrée en vigueur du nouveau régime volontaire d’épargne-retraite (RVER). Vos clients ne tarderont pas à vous poser des questions… et c’est peut-être même déjà commencé pour certains d’entre vous!

Voici plusieurs renseignements qui vous aideront à leur répondre clairement.

Q. Pourquoi le RVER ?
R. Le manque d’épargne des Québécois est marqué, selon le dernier Indice canadien de report de la retraite Sun Life : 56 % des Québécois pensent devoir travailler après l’âge de la retraite et, plus inquiétant encore, 30 % n’ont jamais pensé à la source de leur revenu à la retraite.

Si vous ajoutez à cela l’accès inégal à des régimes de retraite en entreprise ainsi qu’une faible littéracie financière, l’arrivée du RVER prend alors tout son sens.

Q. À qui s’adresse le RVER ?
R. Ce régime sera obligatoire pour toutes les entreprises de cinq employés ou plus qui n’ont pas encore souscrit à un REER ou à un CELI collectif avec déductions salariales, ou à un régime de retraite (RPA). Puisqu’une bonne partie du public auquel il s’adresse n’est pas familiarisé avec l’épargne, le RVER a été conçu avec la plus grande simplicité possible.

Les employés visés seront automatiquement inscrits, à condition d’avoir au moins 18 ans et d’avoir été salariés depuis un an de façon continue dans l’entreprise au sens de la Loi sur les normes du travail, que ce soit à temps plein ou à temps partiel. Ils auront 60 jours après la réception de l’avis du fournisseur de services pour se désinscrire, s’ils le désirent.

Le RVER s’adresse également aux entreprises de moins de cinq employés et aux travailleurs autonomes, mais ceux-ci ne seront pas obligés de l’adopter.

Notez aussi, à titre d’exemple, qu’une entreprise qui compte 300 employés et qui offre un RPA à 280 d’entre eux doit tout de même mettre en place un RVER pour ses 20 employés visés ou encore inclure ceux-ci à son RPA.

Q. Au-delà de quel salaire imposable le RVER devient-il avantageux ?
R. Il est difficile de donner un chiffre exact, mais pour certains bas salariés qui auraient, par exemple, droit au supplément de revenu garanti, il pourrait être plus avantageux de cotiser dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

Il s’agit toutefois d’une situation à évaluer au cas par cas. Le participant devrait consulter un conseiller en sécurité financière pour voir quelle solution lui convient le mieux.

Q. Quel est le potentiel du marché ?
R. Le marché du RVER est important, puisque la PME est reine au Québec. Selon Statistique Canada (2011), 22 % des entreprises de la province comptent de 5 à 9 employés ; 13 % en ont de 10 à 19 ; et 9 % en ont de 20 à 49.

La Régie des rentes du Québec (RRQ) considère que le RVER touchera à terme plus de 90 000 PME, représentant ainsi près de 2 millions de travailleurs. Et tout laisse croire que le RVER les aidera à mieux planifier leur retraite. Il s’agira même, pour certains d’entre eux, d’une toute première expérience d’épargne pour la retraite.

De plus, il encouragera les employeurs et les employés à explorer davantage les options qui leur sont offertes, explique Jean-François Pelletier, vice-président régional, régimes collectifs de retraite, de la Financière Sun Life, Québec.

« L’obligation de mettre en place le RVER va créer un déclic chez des employeurs qui jusqu’ici n’avaient pas montré d’intérêt pour les régimes de retraite », dit-il.

Q. Une idée de l’accueil réservé au RVER ?
R. Selon un sondage Ipsos mené pour le compte de la Financière Sun Life auprès des PME du Québec, celles-ci sont plutôt ouvertes à l’arrivée du RVER. En effet, le caractère simple et flexible du RVER et la cotisation facultative sont des éléments considérés comme particulièrement positifs.

Les travailleurs sont eux aussi enclins à utiliser le RVER. Toujours selon un sondage effectué pour la Financière Sun Life, une forte majorité (80 %) des employés seraient intéressés à conserver le régime après leur inscription. La tranche des 18-34 ans est la plus séduite par ce nouvel outil d’épargne.

Q. Quelles sont les différentes saveurs du RVER ?
R. Les fournisseurs de services offriront un seul régime à tous les employeurs.

Cependant, ils devront offrir entre trois et cinq options de placement, avec divers niveaux de risque et de rendement, plus l’option par défaut qui, elle, sera basée sur une approche cycle de vie.

Pas de forte spéculation ici : la gestion du RVER sera peu coûteuse. On peut donc s’attendre à ce que les placements soient gérés de façon passive, sur un modèle de répartition indicielle.

Q. Comment fonctionnent les cotisations et les retraits ?
R. Les employés pourront établir leur taux de cotisation au RVER. Autrement, le taux par défaut sera de 2 % du salaire brut, du 1er juillet 2014 au 31 décembre 2017, de 3 % du salaire brut, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018, et de 4 % du salaire brut à compter du 1er janvier 2019.

Même chose pour la composition de leur portefeuille : une option par défaut s’appliquera, sauf s’ils en choisissent une autre.

Par ailleurs, si l’employeur décide de cotiser, il pourra avoir des taux de cotisation qui diffèrent selon les catégories d’employés.

Q. Qui sont les administrateurs du RVER ?
R. Les assureurs-vie, les sociétés de fiducie et les gestionnaires de fonds d’investissement sont les administrateurs du RVER.

Si un client appelle directement un administrateur du RVER, il sera possible pour ce dernier de faire de la vente directe sans conseil. Toutefois, à la Financière Sun Life, nous considérons que la valeur d’accompagnement du conseiller prend tout son sens. C’est pourquoi la vente de cet outil d’épargne se fera par l’intermédiaire des courtiers et des conseillers du Québec.

Q. Quels conseillers peuvent vendre ce régime ?
R. « La bonne nouvelle, c’est que plusieurs catégories de conseillers peuvent offrir le RVER, le bassin de clients potentiels étant tellement grand », indique Jean-François Pelletier.

En effet, les régimes proposés par les assureurs peuvent être offerts aux entreprises par tous les conseillers, soit ceux en régimes d’assurance collective (certificat 2b), les conseillers ayant un certificat en assurance de personnes (certificat 1a) et les conseillers en régimes de rentes collectives (certificat 2a ou 2c), et ce, jusqu’au 1er janvier 2016. Passé ce délai, seuls les conseillers en régimes de rentes collectives (certificat 2a ou 2c) pourront le faire.

Chaque conseiller y trouvera alors son compte.

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