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Où s’en va notre huard? « Snowbirds »: comment planifier avec un faible taux de change? (mise à jour)

3 février 2015 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Après avoir connu une envolée de 2010 à 2013 et la parité avec le dollar US, le huard a plongé pour s’établir maintenant à environ 69 cents US[1] et pourrait encore baisser. Comment aiderez-vous les clients à sauvegarder leurs projets de retraite face aux fluctuations du taux de change?

Si vos clients possèdent une résidence secondaire ou se rendent souvent aux États-Unis, ils devront peut-être réfléchir à la façon dont la hausse des coûts pourrait affecter leur plan de retraite.

SUIVRE LES PRÉVISIONS

Depuis les derniers mois, le dollar canadien équivaut à environ 69 cents US et affronte les plus forts courants économiques descendants depuis 2002, alors qu’il était tombé sous les 62 cents.[2] Ce plongeon risque de contrecarrer les plans de voyage et d’affecter la retraite des retraités migrateurs, des acheteurs transfrontaliers et des investisseurs.

SE PRÉPARER AUX CONDITIONS

Diane et Richard vivent à Laval au Québec et possèdent une résidence secondaire à Fort Lauderdale en Floride. Pour eux, il n’est plus aussi facile qu’avant de faire leurs valises et de se rendre à l’aéroport. Désormais, ils doivent planifier leur voyage dans le Sud. En plus des dispositions habituelles – faire retenir le courrier, trouver une pension pour le chien et demander à quelqu’un d’arroser les plantes – ils doivent aussi se préparer aux conditions financières.

Chaque année, Diane et Richard passent environ huit semaines en Floride, période de vacances qui constitue une priorité pour eux. Comme l’explique Diane, « nos vacances à Fort Lauderdale sont un aspect de notre mode de vie auquel nous tenons beaucoup. Nous faisons en sorte que les fluctuations du taux de change ne compromettent pas nos projets de retraite. »

D’après Richard, tout est une question de budget. Il faut bien sûr suivre l’évolution de la valeur du dollar, mais il importe aussi de connaître le coût des biens et services pour prendre des décisions d’achat éclairées. « Nous veillons à bien distinguer les prix chez nous et chez nos voisins; nous calculons les valeurs comparables et nous notons les différences. Prenez l’exemple de l’essence. Puisqu’elle coûte beaucoup moins cher en Floride, nous en profitons pour faire des excursions en auto pour une fraction de ce que cela nous coûterait au Québec », souligne-t-il. Lorsque le huard vaut nettement moins que le billet vert, Diane et Richard se laissent moins tenter par les restaurants et les loisirs. En réduisant leurs dépenses, ils compensent la hausse des coûts résultant des fluctuations de change et ils préservent leurs économies.

Des voyageurs avisés comme Diane et Richard ne se laissent pas détourner de leurs rêves de retraite. Pour atteindre la sécurité financière à toutes les étapes de leur vie, ils doivent manœuvrer avec habileté et analyser la situation dans son ensemble. Richard compte sur son conseiller pour l’orienter dans la bonne direction. Ce dernier le renseigne sur la valeur du dollar, les tendances du marché et où investir.

ALLER PLUS LOIN AVEC MOINS – QU’Y A-T-IL À L’HORIZON?

Le risque de change est une réalité qu’il faut comprendre et intégrer dans un plan financier. Les fluctuations du taux de change touchent tout le monde, puisqu’elles ont des conséquences négatives ou positives sur le prix des biens achetés ici ou à l’étranger. Les clients qui ne tiennent pas compte de ce risque dans leur planification seront moins à même d’y faire face.

D’après Stuart Dollar, directeur, fiscalité et planification de l’assurance à la Financière Sun Life, les clients doivent cesser de s’inquiéter de ce qu’ils ne peuvent pas contrôler et se concentrer plutôt sur ce qu’ils peuvent faire pour relever les défis qui se présentent à eux. Comme il le souligne, la baisse du huard peut être gênante, mais il est possible d’en atténuer l’impact. Des clients comme Diane et Richard pourraient notamment profiter des remontées du huard pour acheter des dollars US. Ils pourraient aussi utiliser des cartes de crédit en dollars US émises par leur société de carte de crédit. Ainsi, ils éviteraient les taux de change et les frais de conversion de devises plus élevés des cartes de crédit par rapport à ceux de leur banque.

ACHETER OU LOUER – TELLE EST LA QUESTION

Dans un contexte d’instabilité des taux de change, il vaut la peine de se reposer la question de l’achat ou de la location. En raison de la baisse du dollar canadien, les retraités migrateurs devront payer plus cher pour acheter une résidence secondaire aux États-Unis, mais ils obtiendront davantage de la vente de celle qu’ils possèdent déjà. Stuart Dollar rappelle aussi certaines réalités fiscales. Par exemple, au décès d’un client propriétaire d’une résidence secondaire aux États-Unis, cette résidence pourrait être assujettie à l’impôt successoral américain. La convention fiscale entre le Canada et les États-Unis peut offrir une certaine protection à cet égard, mais ceci nécessitera l’aide de fiscalistes et de juristes. Même si la succession échappe à l’impôt américain, elle pourrait néanmoins être soumise à l’impôt canadien sur les gains en capital.

En général, la location ne procure ni la stabilité ni la plus-value à long terme, et ne représente pas un hébergement permanent. Cependant, lorsque le taux de change fluctue, elle peut devenir plus intéressante – surtout lorsque des facteurs de longévité et de santé entrent en jeu. La santé peut se détériorer avec l’âge et les clients voudront avoir un accès facile à leur argent s’ils en ont besoin pour des services médicaux additionnels. Immobiliser un capital dans une résidence à l’étranger risque de limiter la flexibilité financière, surtout lorsque le taux de change réduit le rendement du capital investi.

Pour les propriétaires, par contre, il est rassurant de savoir ce qui les attend. Ils connaissent le paysage, la météo, les voisins, le coût des produits et des services locaux, les sites récréatifs, et plus encore. La décision d’acheter ou de louer n’est donc pas facile à prendre dans le contexte d’un taux de change fluctuant. Avant d’investir du temps et de l’argent au sud de la frontière, les clients doivent néanmoins réfléchir à leurs projets de retraite et les préciser. Combien coûtera l’achat d’une maison aux États-Unis? Combien de temps y passeront-ils? Les vacances aux États-Unis sont-elles une priorité? Peuvent-ils vraiment se le permettre? Ont-ils cotisé abondamment à leurs régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER)?

S’OUVRIR SUR LE MONDE

Vos clients retraités ou proches de la retraite voudront savoir comment protéger leurs placements et limiter le plus possible le risque lié à la faiblesse du dollar canadien. Nous n’avons aucune prise sur le cours du huard, mais nous pouvons mieux en gérer les fluctuations à long terme en investissant à l’échelle mondiale afin que les sources de revenu et les avoirs des clients ne se limitent pas au dollar canadien.

C’est ici qu’une stratégie de placement tactique peut être utile, comme l’explique Chhad Aul, gestionnaire de portefeuille à Placements mondiaux Sun Life (PMSL). « Lorsque l’horizon de placement se rétrécit, une couverture tactique peut permettre à un portefeuille de profiter des gains apportés par l’appréciation d’une monnaie, tout en l’immunisant contre les risques de chute d’une devise quand les conditions du marché commencent à changer », souligne-t-il. Les Portefeuilles Granite de PMSL offrent un bon exemple de cette stratégie. « Nous avons pris la décision active de ne pas couvrir l’exposition de ces fonds au dollar US, précise Chhad Aul. Le portefeuille n’étant pas fixe, nous pouvons décider du moment où il devient prudent de neutraliser cette exposition au dollar US. » Le meilleur conseil est d’investir à l’échelle mondiale, en recommandant aux clients d’envisager une solution faisant appel à une gestion tactique descendante. Le Portefeuille Granite de PMSL procure aux clients l’exposition mondiale qui préservera leur pouvoir d’achat dans des monnaies associées aux devises multiples.

L’IMPORTANCE DU DIALOGUE

Que vos clients traversent la frontière pour un long séjour ou pour une brève excursion de magasinage, renseignez-vous sur ce qu’ils font de leur temps. C’est ainsi que vous saurez qui ils sont. Une discussion sur les priorités liées au style de vie s’inscrit dans un dialogue plus vaste qui aidera à déterminer la meilleure façon de protéger les projets de retraite. En comprenant vos clients et en connaissant leurs objectifs et leur vision de la retraite, vous pourrez mieux les préparer aux fluctuations du taux de change par la mise en place de plans visant à diversifier le risque et à réduire l’impact des dépenses aux États-Unis.



[1] Valeur du dollar canadien correspondant au taux de change en vigueur en janvier 2016.
[2] J. Powell, Le dollar canadien : une perspective historique, 2005. www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2010/07/dollar_livre.pdf

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