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Comment lier le revenu de retraite à l’épargne-retraite de façon fiscalement avantageuse

19 février 2015 | Rocco Taglioni | Commenter

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Présenté par :

Rocco Taglioni, vice-président principal, distribution et marketing, assurance individuelle et gestion de patrimoine,
Financière Sun Life Canada*

Bien sûr, nous devons tous accepter de payer de l’impôt, mais en payer plus que nécessaire, c’est autre chose! Voici quelques conseils éclairés pour aider vos clients en ce sens.

Tout d’abord, il importe de saisir que la phase épargne et la phase revenu de retraite vont de pair et elles n’existent pas séparément. En planifiant les types de retraits que feront vos clients de leur compte d’épargne-retraite, vous les aiderez à payer moins d’impôt.

En gestion de patrimoine, il arrive souvent que l’on mette l’accent sur la phase épargne et que l’on combine ainsi le choix des placements, la constitution du portefeuille, la gestion des risques et les stratégies fiscalement avantageuses. Or, la façon dont les gens retirent leur argent de leur compte d’épargne-retraite est tout aussi importante. Ne pas se préoccuper des retraits pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur les soldes des comptes et, surtout, la durée du revenu de retraite.

Au moment de déterminer les sources des retraits, il importe de tenir compte du rôle important de l’impôt. Avec une bonne gestion du revenu imposable, il est possible de :

• minimiser l’impôt ;
• maximiser les prestations ou les rentes de l’État ;
• gérer le risque d’épuiser son capital-retraite.

Jennifer Poon est directrice des techniques avancées de planification, gestion de patrimoine à la Financière Sun Life. Elle offre quotidiennement des conseils en matière d’avantages fiscaux. « La gestion de l’impôt et des taux de retrait permet aux clients de constituer leur épargne de manière adéquate et de maintenir, voire même d’acrroître leurs soldes comptables. Avoir les outils nécessaires pour les épauler à travers ce processus peut être une excellente stratégie pour votre développement d’affaires. »

Voici ce que Jennifer vous suggère de présenter aux clients :

1. Gérer les retraits obligatoires d’un FERR en fonction de l’âge

« Planifiez de faire des retraits de manière efficace et placez l’argent dans des comptes enregistrés et non enregistrés, en tenant compte du plan de revenu de retraite. »

Pour ceux qui possèdent des soldes élevés dans leurs REER, il se peut que les sommes minimales qu’ils doivent retirer en fonction de leur âge génèrent un montant supplémentaire considérable qui fera passer leur revenu à une fourchette d’imposition supérieure. Une évaluation ultérieure de l’état de leurs revenus pourrait entraîner la perte de prestations gouvernementales.

Prenons l’exemple suivant :

Un résident du Québec de 71 ans reçoit présentement 71 000 $ en revenu annuel de retraite, dont il se sert pour couvrir ses frais de subsistance. Il possède un million de dollars dans son compte REER.
En décembre de l’année où il a eu 71 ans, son REER sera transformé en FERR.

À 72 ans, il doit retirer un pourcentage minimum de 7,48 %, soit 74 800 $. Son revenu imposable passera donc de 71 000 $ à 145 800 $, ce qui veut dire qu’il devra payer un impôt supplémentaire de 33 000 $ (de 19 000 $ à 52 000 $ ou un taux d’imposition réel qui se situe entre 27,1 % et 36,5 %). Ainsi, les prestations de la Sécurité de la vieillesse (SV) seront totalement récupérées par le gouvernement.


Si les clients retirent des revenus trop élevés, ils pourraient manquer d’argent durant leur retraite. Si le solde des REER est considérable au décès, cela peut également entraîner une dette fiscale importante pour la succession. Si les REER ne sont pas transférés au conjoint en report d’impôt, 100 % du solde des REER seront inclus dans la dernière déclaration de revenu du défunt et imposés à titre de revenu normal. Cela pourrait se traduire par une facture d’impôt élevée. Par exemple, un solde d’un million de dollars tirés d’un REER à un taux d’imposition marginal de 50 % (le taux d’imposition marginal supérieur au Québec) engendrerait des impôts de 500 000 $. Commencez tôt à examiner les régimes enregistrés d’épargne-retraite des clients et travaillez avec eux pour établir un plan de retraits qui leur sera avantageux sur le plan fiscal.

2. Porter attention aux conséquences fiscales des sources de revenu de retraite

« Tenez compte du type d’impôt payable sur les revenus de placement des clients. »

Il est important de savoir si le revenu du client sera imposé à titre de revenu normal, de dividendes, de gains en capital ou de remboursement du capital. Le revenu normal est imposable au taux supérieur de chaque tranche d’imposition. Les dividendes reçoivent un crédit pour dividendes et les gains en capital sont associés à un taux d’inclusion de 50 %. De plus, l’impôt s’applique à chaque dollar d’intérêt gagné. Cela signifie que les clients auront un revenu imposable plus élevé que s’ils recevaient des gains en capital ou un remboursement du capital. Un revenu imposable supérieur peut avoir des répercussions sur les prestations du gouvernement qui dépendent du revenu, comme la Sécurité de la vieillesse ou le Supplément de revenu garanti.

Le tableau suivant illustre les caractéristiques fiscales et les taux d’imposition :

Caractéristiques fiscales Taux d’imposition Exemples
Revenu ordinaire Taux marginal le plus élevé à chaque tranche d’imposition Pension, retraits de RRSP/FERR, intérêt, revenu de location, dividendes de sources étrangères, revenu étranger
Dividendes admissibles Majorés et assujettis aux crédits d’impôt pour dividendes Dividendes de sociétés publiques canadiennes, dividendes de fonds de catégorie de sociétés
Gains en capital Taux d’inclusion de 50 % pour chaque tranche d’imposition Vente de propriétés, de titres et/ou rachat de parts de fonds communs
Remboursement de capital Non inclus dans le revenu imposable Séries T des fonds communs de placement, paiements de rente prescrite non enregistrée pour la plupart des rentiers de plus de 70 ans


Il est essentiel de bien gérer le revenu imposable des clients afin de maximiser leur revenu de retraite. Lorsque les prestations gouvernementales sont plus élevées, ils peuvent retirer moins d’argent de leur épargne. Ils pourront ainsi faire durer leur épargne-retraite toute leur vie et préserver la valeur de leur patrimoine. Il s’agit là d’un avantage additionnel.

3. Considérer le REER de conjoint ou le fractionnement du revenu de retraite

« Les deux approches sont utiles. Un REER de conjoint est efficace lorsque l’on fait des retraits de son REER avant l’âge de 65 ans. »

Le fractionnement du revenu de retraite entre les conjoints est maintenant possible. Dans les cas où ce fractionnement n’est pas disponible, le REER de conjoint demeure tout de même efficace si l’on prévoit faire des retraits du REER avant l’âge de 65 ans. Cela se produit, par exemple, dans les cas de retraite anticipée, de retraite due à la maladie, ou de fonds requis suite à la perte d’un emploi.

Il se peut que les clients n’accordent pas une grande priorité à la façon dont ils retireront leur épargne-retraite. Vous pouvez toutefois les aider à y songer en procédant dès aujourd’hui à la planification. Pour les clients qui comptent prendre leur retraite d’ici 5, 10, 15 ou 20 ans, Jennifer Poon vous suggère de leur indiquer, au moment où ils contribuent à leur REER, que la création d’un plan de revenu efficace va de pair avec leur plan d’épargne-retraite.

L’équipe des techniques avancées de planification de la Financière Sun Life, dont Jennifer Poon fait partie, est composée de comptables agréés et d’avocats-fiscalistes. Grâce à leurs compétences et à leurs connaissances professionnelles pointues, ces experts s’engagent à vous épauler dans la résolution de cas complexes et à accroître la valeur que vous offrez aux clients dans le secteur de l’assurance et de la gestion de patrimoine.

Pour en apprendre davantage sur les initiatives et les ressources de l’équipe des techniques avancées de planification du secteur de l’assurance et de la gestion de patrimoine, veuillez communiquer avec votre directeur des ventes à la Financière Sun Life.


 

*Rocco Taglioni
Vice-président principal, distribution et marketing, assurances et placements individuels, Financière Sun Life Canada

Rocco Taglioni est vice-président principal, distribution et marketing, assurances et placements individuels à la Financière Sun Life du Canada. Il est en charge de la section de la distribution aux intermédiaires, ce qui englobe l’élaboration et l’exécution de la stratégie liée aux solutions d’assurance et de gestion de patrimoine de l’Individuelle, de même que la stratégie de marketing de l’Individuelle.

Depuis qu’il est entré au service de la Sun Life en 2004, Rocco Taglioni a occupé divers postes de haute direction, notamment à l’Expansion commerciale des Garanties collectives, à la Gestion de patrimoine de l’Individuelle et, plus récemment, aux Solutions clients, où il a assumé les fonctions de vice-président principal, distribution directe. En outre, il a dirigé plusieurs groupes de travail stratégiques et équipes interdivisions, et a ainsi contribué à mettre en place et à mener à bien nombre d’initiatives importantes.

Rocco Taglioni compte plus de 30 années d’expérience en matière de leadership stratégique dans les secteurs de l’assurance et des placements. Il siège au conseil d’administration de l’Université McMaster, de Placements Financière Sun Life (Canada) inc., de Distribution Financière Sun Life (Canada) inc. et de Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc.

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