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Épargne

L’intérêt suscité par les actions mondiales est plus fort que jamais

14 janvier 2014 | Sadiq S. Adatia | Commenter

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Faiblesse des taux d’intérêt. Espérance de vie plus longue. Faible croissance économique. Réduction des dépenses gouvernementales.

Est-ce qu’en cette nouvelle année – et pour bon nombre d’années à venir – les difficultés liées à la retraite diffèrent de celles des années passées?

Il faut s’attendre à ce que les éventuelles pressions qui seront exercées par le départ à la retraite des baby-boomers soient considérables. Ces pressions se feront sentir partout, sur les soins de santé, le marché immobilier, les services sociaux, la politique fiscale et plus encore.

Même s’il est facile de répondre à la question ci-dessus, les mesures à prendre sont moins évidentes. Pourtant, il s’agit précisément de la question avec laquelle jonglent les gestionnaires de placements (et bien d’autres personnes dans le monde) tous les jours. Je crois que nous sommes en mesure de surmonter ces difficultés en ayant comme but ultime d’aider les Canadiens à mieux atteindre leurs objectifs financiers.

Voici comment nous nous y prenons à Placements mondiaux Sun Life.

En premier lieu, nous recherchons principalement la croissance. Simplement dit, cela signifie privilégier les actions par rapport aux obligations, ce qui est notre approche depuis quelque temps. Le niveau actuel des taux d’intérêt, même s’il est légèrement supérieur aux creux récents, justifie amplement notre position qui s’est par ailleurs révélée particulièrement rentable.

L’an dernier, les marchés boursiers mondiaux, tels qu’ils sont représentés par l’indice MSCI World, ont progressé de 27 %, en dollars américains, compte tenu des dividendes. Les obligations mondiales, telles qu’elles sont mesurées par l’indice Barclays Multiverse, couvert en dollars canadiens, ont seulement avancé de 1 %. Entre-temps, l’indice obligataire universel DEX a enregistré une baisse de 1 %.

Il ne faut toutefois pas en conclure que nous évitons les titres à revenu fixe; nous continuons simplement à les sous-pondérer. La protection du capital et les effets «atténuateurs» sur le portefeuille qui sont habituellement associés aux placements dans les obligations sont aussi importants qu’ils l’ont toujours été. Nous cherchons toutefois à diversifier cette catégorie d’actif, tant sur le plan des possibilités de revenu que de l’appréciation du capital. Nous avons surpondéré les composantes des titres de créance à rendement élevé et des titres de créance des marchés émergents dans nos portefeuilles.

En second lieu, nous investissons de plus en plus à l’extérieur du Canada. Nous estimons qu’une telle approche nous permettra d’inscrire des rendements intéressants au cours des prochaines années.

Depuis quelques années, les marchés développés mondiaux ont largement surpassé l’indice composé S&P/TSX, en grande partie en raison de l’importance des placements du Canada dans le secteur des matériaux dans le marché canadien. L’an dernier, l’indice composé S&P/TSX a avancé de 13 %, compte tenu des dividendes. Cependant, même les marchés boursiers de certains pays éprouvés d’Europe – dont l’Espagne et l’Italie – ont fait de l’ombre aux marchés boursiers canadiens en inscrivant des rendements en monnaie locale de 28 % et de 20 %, respectivement.

Les perspectives de croissance économique au Canada sont – au mieux – modestes. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance annuelle du PIB du Canada d’environ 2,5 % pour les cinq prochaines années. Selon les perspectives du FMI publiées en octobre, ce taux équivaut à moins de la moitié de la croissance moyenne prévue pour les marchés émergents et en voie de développement, pris dans leur ensemble.

Dans l’enquête de 2014 du CFA Institute (le Global Market Sentiment Survey), les répondants canadiens citent la «mauvaise conjoncture économique» comme le risque le plus important pour leur marché. Nous abondons dans ce sens. Par ailleurs, si nous devions préciser la nature de cette «mauvaise conjoncture économique» nous mentionnerions la surévaluation du marché du logement, le niveau d’endettement élevé des consommateurs et les difficultés sur le plan de la production, comme en a fait état la banque centrale.

La faiblesse des cours nous a incités à augmenter la part de nos placements dans les marchés émergents. Ces derniers représentent une occasion de croissance à long terme, ce qui est une partie intégrante de notre philosophie de placement. Même s’il est vrai que ces marchés sont plus volatils, nous croyons que le résultat final potentiel justifie largement les fluctuations à court terme.

Nous ne manquons pas de surveiller attentivement l’écart grandissant entre les cours des marchés émergents et ceux des marchés américains. Selon le ratio C/B prévu de l’indice MSCI Emerging Markets par rapport à l’indice MSCI World, les actions des marchés émergents se négocient avec une décote de plus de 40 %.

Chaque mois qui passe fait de l’Europe un marché presque aussi intéressant. Nous constatons des signes encourageants d’une reprise plus stable qui nous amènent à réfléchir à augmenter notre pondération.

Pourquoi l’Europe? Pourquoi maintenant? Les données suggèrent que les gouvernements font des progrès au chapitre de la réduction de leur déficit. En outre, le taux chômage, quoique élevé, se stabilise. Les exportations semblent partir à la hausse. Bref, nous estimons que le «plan» – dont les mesures d’austérité sévères et les assouplissements sans précédent de la politique monétaire – porte ses fruits. Même si les efforts pour favoriser la reprise économique et la stabilisation des marchés des capitaux sont parfois désordonnés, voire erronés (vous souvenez-vous de Chypre?), il est évident que l’optimisme des investisseurs grandit.

Plus d’investisseurs que jamais se trouvent devant la possibilité que leur portefeuille connaisse une période de désaccumulation plus longue que la période d’accumulation. Un tel portefeuille doit être viable, ce qui veut dire qu’il doit afficher une croissance dans le cadre d’une approche équilibrée. Nous gérons nos solutions de placement pour qu’elles témoignent de notre philosophie stratégique à long terme et procurent une souplesse qui nous permettra de nous adapter à l’évolution des marchés.

La météo influence la façon dont vous conduisez votre voiture. Le même principe s’applique à votre portefeuille.

Les difficultés liées à la retraite aujourd’hui sont peut-être les mêmes qu’avant et elles seront probablement les mêmes dans les années à venir. Toutefois, la manière dont nous les abordons change continuellement et – si tout se passe bien – elle changera en mieux.


Le présent article contient des renseignements résumés. Bien que les renseignements aient été obtenus à partir de sources considérées comme fiables, Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. ne peut en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Les renseignements fournis sont susceptibles de changer. Les renseignements contenus dans cet article ne doivent pas être considérés comme des conseils de placement ou des conseils financiers, fiscaux ou juridiques s’appliquant à des cas particuliers. Les épargnants devraient obtenir l’avis d’un conseiller professionnel avant de prendre une décision en fonction des renseignements qui figurent dans le présent article. Nota : Les énoncés prospectifs contenus dans le présent article, le cas échéant, sont de nature spéculative et aucune décision ne doit être prise sur la foi de ces derniers. Rien ne garantit que les événements envisagés dans ces énoncés se produiront, ou qu’ils se dérouleront de la manière prévue.

© Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc., 2014.
La société Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. est membre du groupe Financière Sun Life.


 
Sadiq S. Adatia

Sadiq S. Adatia

Sadiq S. Adatia
Premier directeur des placements
Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc.

Sadiq S. Adatia est premier directeur des placements, Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. et membre principal de l’équipe de direction. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Monsieur Adatia a la responsabilité d’apporter aux clients ce qu’il y a de mieux en termes de gestion de l’actif et de solutions novatrices du monde entier. Il tirera aussi parti de ses compétences en placements pour faire des commentaires sur les placements auprès des clients et des médias.

Monsieur Adatia est entré au service de Placements mondiaux Sun Life en juillet 2011, avec plus de 15 ans d’expérience dans l’industrie des placements. Auparavant, il était premier directeur des placements d’Investissements Russell, poste qu’il occupait depuis 2008. Dans le cadre de ses fonctions, Monsieur Adatia avait la responsabilité de tous les fonds de placement canadiens et étrangers vendus au Canada et était aussi gestionnaire de portefeuille pour les fonds d’actions canadiennes, de dividendes et de titres d’entreprises à petite capitalisation ainsi que pour les portefeuilles équilibrés. Monsieur Adatia a aussi été dirigeant-conseil en placements pour le centre du Canada de la société Mercer Investment Consulting.

Monsieur Adatia est membre de l’événement annuel Up the Down Market Event, pour la Fondation pour la recherche sur le syndrome de Down, et du comité de l’éducation et des examens pour la Société des actuaires.

Monsieur Adatia a obtenu un baccalauréat en mathématiques de l’Université de Waterloo, avec spécialisation en science actuarielle. Il est aussi analyste financier agréé (CFA Charterholder), Fellow de la Société des actuaires (spécialité en placements) et Fellow de l’Institut canadien des actuaires.

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