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Trois arnaques financières dont vos clients risquent d’être victimes

7 juillet 2014 | Soumis par la Financière Sun Life | Commenter

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Beaucoup d’entretiens avec vos clients quinquagénaires ont trait à la retraite. Mais il serait bon d’aborder avec eux un autre sujet : les arnaques financières et comment y échapper.

Le rapport statistique annuel 2013 du Centre antifraude du Canada (CAFC) précise que la fraude par marketing de masse cible particulièrement les gens entre 50 et 59 ans. C’est aussi dans cette tranche d’âge que les pertes pécuniaires sont les plus élevées. La fraude par marketing de masse est une arnaque commise à l’aide d’outils de communication de masse comme le téléphone, la poste et Internet[1]. Ces escroqueries vont des fausses loteries et des faux concours aux demandes de transfert de fonds, en passant par des œuvres de bienfaisance bidons et autres magouilles du genre.

N’importe qui peut être victime.

L’Association canadienne du marketing précise que n’importe qui peut être victime d’une fraude, peu importe l’âge, le revenu ou l’ethnicité. Les victimes sont souvent des personnes instruites, bien informées, relativement aisées et actives au sein de leur collectivité.

Le Bulletin sur les tendances de la criminalité financière que vient de faire paraître le CAFC dénonce trois genres d’escroquerie dont les personnes du troisième âge sont particulièrement victimes au Canada :

• aide d’urgence à un membre de la famille,

• prix à gagner

• inspecteur de banque

Arnaque invoquant une situation d’urgence/appel à l’aide à un grand-parent

« Bonjour Papi. C’est moi. Écoute, j’ai des problèmes. »

Dans ce scénario, la victime (souvent un grand-père ou une grand-mère) reçoit un coup de fil de quelqu’un qui prétend être un membre de la famille (souvent un petit-fils ou une petite-fille) ou un ami. Cette personne dit qu’elle vient d’avoir un accident, qu’elle est à l’étranger et qu’elle a des difficultés à rentrer, ou qu’elle a besoin d’une caution pour sortir de prison. Elle demande au grand-parent de transférer de l’argent sans rien dire à personne, par crainte de la réaction des parents ou parce que ça les gêne. Dans certains cas, quelqu’un qui se fait passer pour un policier, un avocat ou médecin téléphone lui aussi pour donner un cachet de vérité à l’histoire. Ces personnes sont très convaincantes, savent poser des questions insidieuses et jouer sur les sentiments. Tout ceci se solde par des pertes énormes :

Le saviez-vous?

• La police, les juges, les avocats ne demandent jamais qu’on leur envoie de l’argent par l’intermédiaire d’agences de transfert de fonds, telle Western Union.

• Les établissements financiers ne demandent pas l’aide du public pour des enquêtes internes.

• Les sociétés de loterie et de tirage ne demandent pas le versement de fonds pour recevoir un prix.

• Les appels téléphoniques non sollicités pour vous annoncer que vous avez gagné à la loterie sont faux. La seule façon de participer à une loterie qui a lieu à l’étranger est de se rendre dans ce pays et d’acheter un billet en personne. Il n’est pas possible d’acheter un billet en votre nom.

• Les arnaqueurs attirent souvent leurs victimes en leur présentant du matériel marketing de style professionnel et des scripts téléphoniques parfaitement mis au point et en se faisant passer pour des organismes tout à fait légitimes.

Sources : CAFC, Mars 2014, Association canadienne du marketing

• Depuis 2009, le CACF a reçu 17 132 plaintes de fraudes invoquant des situations d’aide d’urgence (du Canada, des É.-U. et d’autres pays) qui se sont soldées par 24 millions $ en pertes déclarées. Sur ce nombre de plaintes, 11 889 étaient déclarées par des Canadiens [2].

• La moyenne des pertes par victime était de 3 743,07 $ [2].

Arnaque invoquant le gain d’un prix

« Félicitations! Vous venez de gagner! »

Cette arnaque porte sur des loteries, tirages et faux concours. Les victimes reçoivent un appel téléphonique ou un courriel les avisant qu’elles viennent de « gagner gros » ou qu’elles ont la chance de remporter un prix. Pour recevoir le prix, elles doivent tout d’abord verser une somme (à un organisme bidon) pour couvrir les taxes, le transport, l’assurance ou les honoraires d’avocat; pour pouvoir faire partie du tirage, il faut « acheter » quelque chose. Les victimes envoient l’argent, mais il n’y a ni récompenses, ni prix. C’est bel et bien une arnaque. En 2013 :

• Le CAFC a reçu 2 371 plaintes portant sur des loteries ou prix qui ciblaient des aînés2 au Canada.

• 397 figuraient comme victimes et le montant total des pertes déclarées dépassait 3,4 millions $ [2].

• La moyenne des pertes par victime était de 8 610 $ [2].

L’escroquerie invoquant le gain d’un prix consiste aussi en un vol d’identité.  Les escrocs demandent à leurs victimes de confirmer leur nom, adresse, date de naissance, numéro d’assurance-sociale ou nom de jeune fille de leur mère, par mesure de « sécurité » comme condition pour leur remettre un prix ou les faire participer à un tirage – ces renseignements servent à escroquer la victime.

Arnaque invoquant un enquêteur de la banque

« Nous pensons qu’un employé a commis un vol et nous avons besoin de votre aide pour le prouver. »

Bien des gens sont heureux de rendre service lorsqu’on demande leur aide – c’est à quoi s’attendent les escrocs qui s’adonnent à ce crime fort coûteux pour les victimes.

Tout commence par un coup de fil d’un « inspecteur de la banque » ou d’un « détective de police » concernant un employé de la banque soupçonné de détourner des fonds. On demande à la victime d’aider dans l’enquête en retirant de l’argent de son compte en banque – souvent un montant de 5 000 $ en billets de 100 $2 – et de n’en parler à personne – surtout pas aux employés de la banque – au cas où plusieurs personnes seraient impliquées. La victime donne l’argent à l’escroc pour qu’il procède à une « inspection », pensant qu’il le lui remettra ou que le montant sera déposé bientôt dans son compte.  Mais ce n’est pas le cas – et la victime y perd gros :

• Depuis 2010, le CAFC a reçu 66 plaintes pour une fraude invoquant un inspecteur bancaire qui cible les personnes du troisième âge [2].

• Sur ces 66 plaignants, 36 étaient des victimes et le total des pertes se chiffrait à 241 200 $ [2].

43 006 plaintes …
11 740 victimes …
52 789 894,96 $ perdus

Ces chiffres sont ceux du rapport statistique annuel 2013 du CAFC sur les activités de « fraude par marketing de masse » dénoncées par les Canadiens en 2013.

Soyez attentif et informez-vous

Il est essentiel que vos clients soient bien informés pour éviter de perdre des milliers de dollars… et leur tranquillité d’esprit. Des organismes, tels que la CAFC, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada et le Bureau de la concurrence proposent de l’information conviviale sur la fraude financière – comment la reconnaître, comment y échapper, les divers genres d’arnaque, etc. Simplement Brillant propose également des pistes intéressantes, notamment :

Encouragez vos clients à explorer ces ressources et à se protéger contre la fraude financière.





[1] http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/02775.html
[2] http://www.antifraudcentre-centreantifraude.ca/francais/Bulletin_2014-02_senior_scams.html

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