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Épargne

La dimension internationale, un atout pour les investisseurs

1er mai 2014 | Sadiq S. Adatia | Commenter

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Dynamiques, diversifiés et de plus en plus proches, les marchés mondiaux sont source de risques et de possibilités. Souvent, c’est de ce côté que doivent se tourner les investisseurs en quête de croissance.

Les marchés internationaux apparaissent d’autant plus prometteurs que les perspectives économiques du Canada s’assombrissent. Dans son rapport annuel, la Banque du Canada note que l’économie du pays n’a pas répondu aux attentes. L’activité a continué d’être freinée en 2013 par la faiblesse de l’économie mondiale et les niveaux élevés d’incertitude.

« Comme économistes, nous sommes en territoire inconnu », reconnaît Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, dans le rapport Le monde a nettement changé depuis la crise financière mondiale.

M. Poloz note que l’activité économique a été décevante l’an dernier, le rééquilibrage attendu de la demande vers les exportations et les dépenses d’investissement ne s’étant pas matérialisé. Il indique que l’atonie des exportations est en partie attribuable à une croissance plus faible que prévu de la demande étrangère et aux défis qui subsistent sur le plan de la compétitivité. Il évoque aussi une conjoncture défavorable dans le secteur de l’énergie. Enfin, bien que le ratio de la dette au revenu des ménages ait atteint de nouveaux sommets, M. Poloz considère le ralentissement de sa progression comme un facteur économique positif.

Nous abondons dans le même sens. Cela dit, nous croyons depuis longtemps que l’économie canadienne est fragile et que la banque centrale a péché par optimisme dans ses projections. Les responsables de la banque semblent réaliser de plus en plus que la situation n’est pas aussi rose qu’ils le pensaient. M. Poloz a même dit que son équipe avait dû « parer au plus pressé » durant une grande partie de l’année, se démenant pour ajuster ses modèles de prévision.

La Réserve fédérale américaine adopte un ton plus optimiste que notre banque centrale. La Fed s’attend à une expansion modérée de l’activité économique et à une amélioration progressive du marché du travail; elle est en voie de mettre fin à son programme d’achat d’obligations cette année. Les responsables de la Fed ont indiqué que la première augmentation du taux des fonds fédéraux surviendra probablement début 2015.

L’évolution de la situation politique internationale a paru menaçante pendant un certain temps. La crise ukrainienne a fait plonger le principal indice boursier russe, qui a perdu 15 % au premier trimestre. Le Fonds monétaire international a revu à la baisse les perspectives économiques de la Russie, les tensions récentes s’ajoutant à une activité déjà faible.

Cependant, les grands marchés mondiaux semblent prendre les choses avec aplomb, malgré le risque de sanctions économiques plus rigoureuses contre la Russie. L’indice MSCI EAEO, qui représente les marchés mondiaux développés, a gagné 0,8 % en dollars US au premier trimestre, en incluant les dividendes. L’indice MSCI Marchés émergents, qui comprend la Russie, a perdu 0,5 %.

Malgré une croissance mondiale inégale, les perspectives globales du FMI restent plus optimistes qu’il y a un an. Le FMI prévoit que la croissance mondiale moyenne s’établira à 3,6 % en 2014, contre 3 % en 2013, et à 3,9 % en 2015.

On comprendra donc que nous préférions les marchés boursiers internationaux aux actions canadiennes. Récemment, la baisse du huard a rendu les placements étrangers encore plus avantageux. En effet, un recul de notre monnaie accroît habituellement le rendement des titres de participation et des fonds d’actions américains, ce qui pourrait aider les investisseurs canadiens qui en détiennent dans leur portefeuille. Le huard pourrait fluctuer autour de ses niveaux actuels, mais les pressions baissières devraient persister.

Sans constituer une menace immédiate, la perspective d’une hausse des taux d’intérêt pèse sur les obligations à partir de 2015. Les actions nous inspirant globalement plus d’optimisme que les obligations, nous avons récemment pris l’initiative d’accroître la pondération des actions à l’échéance dans certains de nos fonds institutionnels à date cible.

Cette décision s’explique en partie par notre souci d’aider les investisseurs à économiser pour la retraite. Vu la faiblesse persistante des taux d’intérêt, bien des investisseurs ont du mal à obtenir le rendement global auquel ils s’étaient habitués durant la phase d’accumulation de leur patrimoine. À notre avis, une des solutions consiste à augmenter les placements en actions, sans jamais perdre de vue un des rôles essentiels des obligations : procurer un portefeuille plus équilibré qui a de meilleures chances de surperformer lors des replis boursiers.

En résumé, l’attrait des actions mondiales provient en partie de l’horizon incertain au Canada. Les perspectives de croissance sont plus prometteuses aux États-Unis et sur les marchés internationaux, malgré certains risques géopolitiques récents. Un portefeuille plus étoffé d’actions mondiales peut aider les investisseurs à surmonter l’obstacle des taux d’intérêt modestes alors qu’ils économisent en vue d’une retraite qui s’allonge.


 

Sadiq S. Adatia

Sadiq S. Adatia est premier directeur des placements à Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc.

Retrouvez Sadiq S. Adatia lors de la tournée nationale de Placements mondiaux Sun Life pour une discussion stimulante sur les marchés, les actions mondiales et les occasions à saisir en 2014 et au-delà. La tournée nationale s’arrêtera dans 17 villes canadiennes entre le 21 mai et le 25 juin. D’éminents spécialistes des placements exprimeront leurs points de vue sur les cultures, les économies, les risques et les occasions qui façonnent notre monde. Le nombre de places est limité! Inscrivez-vous dès maintenant à evenementspmsl.com.

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