A A A
Blogue

Épargnants prudents, portefeuilles prudents

28 octobre 2015 | Rick Headrick | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Rick Headrick, président, Placements mondiaux Sun Life*

Les gens sont généralement optimistes quant à leurs finances – même si leur opinion sur l’économie du pays est négative. Près de 70 % d’entre eux ont une opinion neutre ou négative sur l’économie canadienne pour les cinq prochaines années. Mais comment cela se reflète-t-il dans leur portefeuille? La première édition du Rapport sur la confiance des investisseurs de Placements mondiaux Sun Life montre une préférence soutenue pour les titres canadiens et une approche prudente en matière de placement.

LA PRUDENCE POURRAIT ASSOMBRIR LES PLANS DE RETRAITE

Nous avons demandé aux investisseurs de nous indiquer la répartition de leurs actifs, y compris leur épargne personnelle et le régime de retraite offert par leur employeur. Environ le quart des répondants n’étaient pas en mesure de nous préciser la répartition de leurs actifs. Mais pour ceux qui le pouvaient, nous avons appris que beaucoup conservaient d’importantes liquidités. En moyenne, celles-ci représentaient environ 25 % du portefeuille des gens. Le reste est réparti comme suit :

  • 34 % en actions et en fonds communs d’actions canadiennes;
  • 13 % en obligations et en fonds communs d’obligations canadiennes;
  • 12 % en actions, en obligations et en fonds communs de placement étrangers;
  • 5 % en fonds négociés en bourse (FNB);
  • 11 % dans d’autres catégories.

Ces réserves de liquidités élevées n’ajoutent pratiquement rien aux comptes de placements des clients puisque les taux d’intérêt ont presque atteint un creux historique. Ainsi, le moment est peut-être idéal pour comprendre les raisons pour lesquelles les clients n’investissent pas ces sommes.

Nous avons aussi demandé aux investisseurs s’ils envisageaient de placer davantage dans des titres étrangers au cours des 12 prochains mois. Seulement 16 % d’entre eux ont répondu par l’affirmative, presque 60 % par la négative et 26 % qu’ils ne le savaient pas ou qu’ils n’en étaient pas certains. Parmi ceux qui ne souhaitent pas investir davantage sur les marchés mondiaux, 39 % affirment qu’ils préfèrent conserver leurs placements en dollars canadiens et 32 % blâment la faiblesse de l’économie mondiale.

METTRE LES PORTEFEUILLES EN PERSPECTIVE

Il pourrait être utile de parler du plus grand portefeuille de placement du pays aux investisseurs. Au 31 mars 2015, l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC) ne détenait que 7,3 % de ses actifs dans des actions canadiennes contre 42 % dans des actions étrangères. La principale conclusion à en tirer pour les clients? Le portefeuille de placement du Régime de pensions du Canada (RPC) contenait cinq fois plus de titres de marchés développés étrangers et de titres de marchés émergents que de titres canadiens. De la même manière, les Portefeuilles gérés Granite Sun Life, administrés par des professionnels, permettent aux investisseurs de diversifier leurs placements en dehors du Canada et leur donnent accès à des catégories d’actifs uniques, comme l’immobilier et les infrastructures.

Lorsque l’on parle de volatilité du marché, 38 % des investisseurs admettent évaluer la performance de leur portefeuille plus fréquemment pendant les périodes d’instabilité. Pour vous, c’est l’occasion de continuer la conversation avec les clients à propos de leur plan de retraite. Pensez à poser des questions qui vous aideront à aller plus loin :

  • Qu’est-ce qui vous inquiète le plus à propos de vos placements? Les fluctuations des rendements, un manque dans votre épargne-retraite ou quelque chose d’autre?
  • Pensez-vous investir dans des marchés boursiers étrangers?
  • Avez-vous déjà regardé comment le Régime de pensions du Canada investissait son argent?

Les données du Rapport sur la confiance des investisseurs ont pour objectif de dévoiler la perpétuelle évolution des besoins des Canadiens, ce qui vous aidera à mieux servir les clients. Les garder impliqués dans le processus peut améliorer considérablement leurs connaissances en matière de placement. Avec votre aide, ils peuvent être assurés que leur argent travaille pour eux, pour atteindre leurs objectifs de retraite.



* Rick Headrick, président,
Placements mondiaux Sun Life

Rick Headrick est président de Placements mondiaux Sun Life (Canada) Inc. À ce titre, il est responsable du développement, de la gestion et de la croissance de cette société de placement. M. Headrick travaille avec des collègues du domaine des placements au Canada, aux États-Unis et en Asie en vue de favoriser l’élaboration de produits de placement et de faciliter le partage des connaissances entre les spécialistes du secteur de la gestion de placements à la Financière Sun Life.

M. Headrick s’est joint à la Sun Life en 2004 et a occupé plusieurs postes de direction importants au chapitre de la gestion de patrimoine. Il est titulaire d’un baccalauréat en commerce et d’un baccalauréat en droit de l’Université de la Saskatchewan. Il a été admis au Barreau de l’Ontario en 1994. De plus, il possède le titre de Certified Financial Planner (CFP).


À PROPOS DU RAPPORT

Le Rapport sur la confiance des investisseurs est fondé sur les résultats d’un sondage Ipsos Reid mené auprès de 1 502 Canadiens âgés de 25 à 80 ans, du 20 juillet au8 août 2015. Ce sondage a été réalisé au moyen du panel en ligne canadien d’Ipsos Reid.

Une pondération a été utilisée pour équilibrer les données démographiques afin de s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement, et de fournir des résultats représentatifs de la population canadienne. Les données ont été pondérées en fonction de l’âge du soutien économique principal du ménage indiqué dans un tableau tiré de l’Enquête sur la sécurité financière (Statistique Canada, 2012) et tiennent compte de l’actif total à placer des ménages.

La précision du sondage en ligne d’Ipsos est évaluée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans ce cas, la marge d’erreur globale est de 2,9 %, 19 fois sur 20. D’autres sources d’erreur peuvent toucher les enquêtes par sondage, notamment les changements de méthodologie, les erreurs de couverture et les erreurs de mesure.

Loading comments, please wait.