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Génération X et finances personnelles : une occasion à saisir!

10 décembre 2013 | Rocco Taglioni | Commenter

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Par Rocco Taglioni, vice-président principal, distribution et marketing, Financière Sun Life Canada

Depuis quelque temps déjà, le marché de la retraite concentre ses efforts sur les baby-boomers, soit ceux parmi nous qui sont nés entre 1946 et 1964. Ainsi, aujourd’hui, le membre le plus âgé de cette génération a 67 ans, tandis que le plus jeune a 49 ans. La plupart sont à la retraite ou ils y songent sérieusement. Nous contrôlons 1,2 billion de dollars du patrimoine au Canada, ce qui représente un pourcentage non négligeable de 40 %[1] et qui explique pourquoi nous avons été les premiers visés par tout ce qui est en lien avec la retraite.

Or, qu’en est-il de la génération X qui nous suit sans faire de bruit? Bien qu’elle se soit fait remarquer au début des années 90 grâce à des romans phares tels que Génération X de Douglas Coupland, l’avant-plan est plus souvent resté occupé par les baby-boomers. Aujourd’hui, l’attention se tourne vers la génération Y (la génération du Millénaire) ; la génération X demeure donc plus souvent qu’à son tour à l’arrière-plan.

Idéologiquement, ce constat est cohérent. En effet, la génération X est celle qui a fait sienne l’adage voulant que « rien ne sert de courir, il faut partir à point », réfutant l’étiquette de « fainéante » qu’on a voulu lui attribuer dans les années 90 et qui, contrairement à ce que laissait entendre Douglas Coupland, a réussi à obtenir plus que des « McJob» pour lesquelles elle était surqualifiée. Au final, cette génération a démontré qu’elle était capable de faire preuve de résilience. Bon nombre de membres de cette génération ont un emploi stable, se sont constitué une épargne et ont acheté une maison. Ils ont tranquillement observé leurs parents se préparer – ou non – en vue d’événements de la vie tels que la retraite, ils ont pris des notes et ont ajusté leur tir.

Le temps joue en leur faveur
En ce qui a trait aux placements, même s’il est vrai que la génération X contrôle seulement environ 12 % de l’actif financier au Canada[2] à l’heure actuelle, il demeure que le temps joue en sa faveur. Les membres de cette génération sont nés entre 1965 et 1980 ; les plus âgés ont aujourd’hui 48 ans, tandis que les plus jeunes ont 33 ans. Habituellement, attirer l’attention des personnes qui font partie de la catégorie d’âge où on gagne le plus et qui ont d’autres priorités sur le plan financier n’est pas une mince affaire, mais la génération X nous donne toute son attention. D’après un récent sondage de la LIMRA, les Américains faisant partie de la génération X se soucient plus que toute autre génération du fait d’avoir suffisamment d’argent à la retraite[3].

Il ne faut pas sous-estimer la génération X
À l’heure actuelle, la population canadienne est composée d’environ 7,7 millions (ou 22 %) de membres de la génération X[4]. Ainsi, la génération X pourrait représenter une occasion d’affaires des plus intéressantes pour les conseillers, car :

  • Selon une étude de Investment Executive menée en 2011, le conseiller financier moyen au Canada est âgé de 47,6 ans – il fait partie de la génération X! Ainsi, non seulement comprend-il cette tranche d’âge, mais il y a également de fortes chances qu’il y compte des clients et des contacts.
  • À l’heure actuelle, 72 % des membres de la génération X ne font pas affaire avec un conseiller financier[5].
  • 75 % des membres de la génération X sont soucieux de se constituer une épargne en vue de la retraite avant d’être sur le point de quitter le marché du travail[6].
  • 55 % des membres de la génération X sont « peu convaincus »ou « pas du tout convaincus » que l’argent qu’ils épargnent actuellement leur suffira pendant toute la durée de leur retraite[7]. En fait, lorsqu’on leur demande s’ils croient qu’ils toucheront des prestations gouvernementales semblables à celles qui sont versées aux retraités aujourd’hui, 38 % des membres de la génération X répondent qu’ils ne sont « pas du tout convaincus », contre 29 % chez les baby-boomers, ce qui porte à croire que les premiers ont beaucoup moins confiance dans l’avenir des prestations de l’État[8].
  • De façon générale, les Canadiens faisant partie de la génération X sont disposés à prendre des risques. Ils ont grandi à l’ère du numérique et dans une époque marquée par des changements rapides sur les plans social, économique et technologique. Les principales valeurs chez les membres de la génération X sont liées aux sensations fortes et à la prise de risque. Comparativement aux générations précédentes, ils sont plus disposés à tenter la chance de vivre une vie à la hauteur de leurs attentes[9].

Les sociologues s’entendent tous pour dire que les membres de la génération X forment une cohorte fascinante des plus diverses sur le plan des valeurs socio-culturelles[10]. Ils ont vécu les avantages ou les inconvénients de l’héritage de leurs parents boomer, ils ont connu une économie en dents de scie et la prolifération des innovations technologiques, les plus marquantes étant la multiplication par centaines des chaînes transmises par câble, l’ordinateur portable et Internet[11]. Si vous n’êtes pas convaincu que l’argent est une des principales valeurs de cette génération, jetez un œil aux montants qu’ils sont prêts à payer pour des services tels que la garde de leurs enfants : 2 000 $ par mois, montant sans précédent à ce jour. Imaginez les possibilités s’ils continuent à investir un tel montant une fois que leurs enfants seront à l’école – imaginez à quel point un tel geste pourrait influer leur avenir financier.

Pour les membres de la génération X, il n’est jamais trop tôt – ou trop tard – pour commencer à épargner. S’y retrouver parmi les placements à long terme peut comporter certaines difficultés, mais les conseillers sont là pour leur venir en aide. Les membres de la génération X sont un auditoire attentif, à la recherche de conseils judicieux. Les conseillers peuvent les aider à trouver la « valeur de x » dans l’équation de leur bien-être financier.

 



[1] Household balance sheet report, Investor Economics, 2013
[2] Ibid
[3] LIMRA Retirement Study – Consumer Phase 2012
[4] Statistique Canada, 2012
[5] Indice canadien de report de la retraite Financière Sun Life 2013
[6] LIMRA Retirement Study – Consumer Phase 2012
[7] Ibid
[8] Indice canadien de report de la retraite Financière Sun Life 2013
[9] Adams, Michael (2000). Better Happy Than Rich. Toronto : Penguin Books Ltd., p.57.
[10] Adams, Michael (2000). Better Happy Than Rich. Toronto : Penguin Books Ltd., p.56.
[11] Ibid

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