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Économie

L’évolution de l’industrie ouvre des possibilités

6 août 2013 | Rick Headrick, président, SLGI Canada | Commenter

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L’industrie des organismes de placement collectif (OPC) est en constante évolution. De nos jours, les changements qui pourraient se produire semblent être les plus importants depuis des décennies. À vrai dire, certains le sont.

Mais ne précipitons pas les choses. Les médias portent une grande attention à des discussions qui, en ce moment, ne sont encore simplement que des discussions.

Prenons les frais applicables aux OPC. La discussion visant à déterminer si la facturation séparée des coûts liés à la détention de titres d’OPC permettait aux Canadiens d’être mieux servis doit encore se poursuivre un certain temps avant que cette idée se réalise – si elle se réalise. C’est aussi le cas en ce qui concerne l’obligation du conseiller financier d’agir dans l’intérêt des porteurs de titres.

Toutefois, certains changements sont déjà à nos portes.

Nous en sommes au premier mois de la période de transition de trois ans concernant les règles sur le modèle de relation client-conseiller – aussi connu sous le nom de «MRCC 2» – qui sont entrées en vigueur le 15 juillet. De plus, une nouvelle exigence de divulgation d’information, selon laquelle le prospectus simplifié sera remplacé par un «aperçu du fonds», entrera en vigueur le 13 juin 2014.

Ajoutez à cela les changements économiques qui touchent la retraite – espérance de vie plus longue, diminution du soutien offert par l’État, rendements des placements généralement moins élevés, problèmes liés aux caisses de retraite – et il semble que nous ayons pas mal de pain sur la planche.

Je crois qu’il n’a jamais été aussi stimulant de travailler dans ce domaine. Parce que malgré tous ces facteurs qui changent les règles du jeu, une chose demeure : nous nous battons tous pour ce que nous croyons être la voie à suivre pour les épargnants canadiens.

Dans certains cas, à première vue, aller de l’avant peut vouloir dire faire un pas en arrière. Ou revoir un modèle qui fonctionnait bien – jusqu’au jour où ce ne fut plus le cas.

Les personnes qui suivent les changements récents dans l’industrie savent que le gouvernement interdit aux sociétés de placement d’utiliser des contrats à terme dans leurs fonds pour bénéficier d’un traitement fiscal avantageux au moyen de la conversion de revenu. Ce changement aura vraisemblablement des répercussions importantes sur les fonds de catégorie de société en particulier, puisque les sociétés voudront modifier ces structures.

Pour les conseillers qui se sentent prêts à approfondir la discussion avec les épargnants, j’aimerais vous donner matière à réflexion :

  • Il est essentiel d’amorcer la conversation tôt. Il est important de comprendre ce que les émetteurs de fonds planifient en ce qui concerne les fonds qui utilisent des contrats à terme pour la conversion du revenu. Vous feriez mieux d’être prêt à expliquer les répercussions éventuelles pour les épargnants lorsque ces contrats à terme expireront.
  • La répartition des produits pourrait prendre plus d’importance. L’effet sera plus prononcé sur les structures de catégorie de société qui contiennent beaucoup de titres à revenu fixe et d’actions étrangères que sur celles qui sont axées sur les actions canadiennes. Puisque les fonds ne pourront plus convertir leur revenu, une partie de l’avantage fiscal que présente la catégorie de société sera perdue. Les structures de catégorie de société qui contiennent beaucoup d’actions canadiennes sont plus susceptibles de conserver les avantages fiscaux qui subsisteront pour la structure de catégorie de société, comme la substitution avec report d’impôt entre les différentes catégories.
  • Il faut garder les choses en perspective. N’oubliez pas que l’interdiction prévue concernant la conversion du revenu par l’entremise de contrats à terme ne s’applique qu’à cet aspect particulier des placements de type catégorie de société. Les caractéristiques initiales et principales de la structure de catégorie de société demeurent, à savoir la capacité de passer d’une catégorie à une autre au sein de la même société sans entraîner d’incidences fiscales et la capacité de la société de déduire les frais du revenu.

Enfin, en examinant, et même en examinant, la pertinence des solutions catégorie de société pour les épargnants, envisagez un retour à l’essentiel.

C’est quand l’industrie évolue ainsi que la valeur des conseils est mise en évidence.

Placements mondiaux Sun Life a lancé sa plateforme de catégories de société plus tôt ce mois-ci. Et même si l’annonce faite par le ministère des Finances en mars au sujet de l’interdiction de la conversion a entravé la réalisation de nos plans, nous nous sommes adaptés. Nous avons profité de l’occasion pour créer une gamme de fonds conçue spécialement pour les épargnants d’aujourd’hui. (Je veux souligner ici que les OPC de Catégorie de société Placements mondiaux Sun Life représentent chacun une catégorie distincte d’actions de Catégorie de société Placements mondiaux Sun Life inc., société de placement à capital variable.)

Cette occasion nous permet tous de nous adapter, d’évoluer, de donner une nouvelle dimension à nos affaires en vue d’aider les épargnants à atteindre leurs objectifs financiers – le moment n’a jamais été aussi propice.

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Les placements dans les organismes de placement collectif peuvent donner lieu à des courtages, à des commissions de suivi, à des frais de gestion et à d’autres frais. Veuillez lire le prospectus avant de faire un placement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement antérieur ne constitue pas une indication de leur rendement futur.


 
Rick Headrick

Président de Placements mondiaux Sun Life, M. Headrick supervise une équipe chargée d’assurer le développement, la gestion et la croissance de cette société de placement. M. Headrick travaille avec des collègues du domaine des placements au Canada, aux États-Unis et en Asie en vue d’encourager l’élaboration de produits de placement et de faciliter le partage des connaissances entre les spécialistes du secteur de la gestion de placements à la Financière Sun Life.

M. Headrick est entré au service de la Sun Life en 2004 et il a occupé plusieurs postes de direction au sein de la plateforme de gestion de patrimoine de la compagnie. M. Headrick possède un baccalauréat en commerce et un baccalauréat en droit de l’Université de la Saskatchewan, et il a été admis au Barreau de l’Ontario en 1994. Il possède également le titre de Certified Financial Planner(CFP).

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