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Vendre sa PME pour assurer sa retraite?

8 avril 2015 | La rédaction | Commenter

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Alors qu’un grand nombre de dirigeants de PME sont présentement en processus de départ à la retraite, une réalité implacable se dessine : il est possible d’innover et de conquérir de nombreux marchés sans pour autant bien planifier sa sortie. Plusieurs d’entre eux, comptant sur la vente de l’entreprise pour assurer leur retraite, en feraient la désagréable expérience, rapporte le Globe and Mail. Si ce n’est déjà fait, rappelez-leur ce qui suit.

Si les chefs d’entreprise n’ignorent pas que la retraite doit être planifiée, trop peu d’entre eux savent qu’un minimum de cinq ans de planification est nécessaire pour tirer les pleins avantages fiscaux. Une situation qui génère souvent des résultats décevants une fois la vente de l’entreprise conclue.

Pourquoi cinq ans? Il faut tout d’abord compter une année pour la mise en œuvre d’une stratégie fiscale visant à optimiser le produit net après impôt découlant de la vente future de l’entreprise.

Deux années sont ensuite nécessaires pour que l’instauration du plan fiscal soit reconnue par l’Agence de revenu du Canada (ARC), et une autre pour mener l’ensemble des opérations relatives à la vente, ce qui inclut le démarchage, l’étude de marché, l’audit interne et la signature. Une fois la transaction effectuée, l’ex-dirigeant peut bénéficier d’une année supplémentaire pour assurer la transition du nouveau propriétaire, note l’article.

Objectif : création de valeur

Afin de séduire les acheteurs potentiels, les chefs de PME doivent aussi tout mettre en œuvre afin de maximiser la valeur de l’entreprise. Cinq critères influeront sur les propositions d’achat : l’indice de croissance continue, les taux de marges élevés, une large base de clientèle, les barrières à l’entrée et le degré d’efficience des méthodes et pratiques en cours.

La qualité de l’équipe de gestion sera aussi prise en considération dans l’évaluation de valeur globale. À cet effet, l’article mentionne que la possibilité de sécuriser l’équipe en place au moyen de primes de continuité, d’ententes de non-concurrence et de non-intervention peut s’avérer payante à terme.

Vendre à 30 % de moins?

L’entrepreneur ayant décidé de conclure la vente de son entreprise sans aide professionnelle céderait souvent celle-ci à un prix jusqu’à 30 % inférieur à sa valeur réelle dans le marché.

Une des erreurs les plus communes serait de limiter la mise en vente à une période donnée. Le facteur temps, ajouté au stress émotionnel et financier, réduirait les chances de vente à 50 %.

Toujours selon le Globe and Mail, sans aide professionnelle, les risques d’échec de vente se situent au-delà de 50 %. L’apport des spécialistes à différentes étapes en termes de stratégie fiscale, de documentation et de processus serait ainsi déterminant dans les conditions de vente et l’importance des avantages et profits.

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