­Moyen-Orient et ­Afrique
Les fintechs font leur nid

Les fintechs devraient recueillir jusqu’à 8 % des revenus du secteur des services financiers au Moyen-Orient et en ­Afrique (MEA) d’ici 2022, selon un rapport d’Accenture et FinTech Hive, indique ­The National. Le nombre de compagnies de technologie financière dans la région s’est multiplié par neuf en sept ans, passant de 91 en 2010 à 839 en 2017.

Avec une injection totale de 67 millions de dollars américains (89,5 M$ ­CA), les Émirats arabes unis ont mené les investissements en capital de risque auprès des fintechs depuis 2010.

Quelque 50 milliards de dollars américains (66,8 G$ ­CA) ont été investis mondialement dans les fintechs pendant la même période. Toutefois, seulement 1 % de cette somme a été dirigé vers le ­MEA.

Le rapport identifie aussi des obstacles à la croissance des fintechs dans cette région, notamment un manque de financement, un accès restreint au marché, une pénurie de ­main-d’œuvre et des incohérences réglementaires, selon ­International ­Investment.

Îles ­Caïmans
Des règles plus sévères pour les entreprises

Les entreprises enregistrées aux îles ­Caïmans pourraient bientôt trouver plus difficile d’obtenir le statut de résident fiscal pour bénéficier de l’imposition très clémente de ce territoire britannique d’­outre-mer, rapporte International Investment. Le gouvernement a publié à cet effet un projet de loi visant à combattre l’évasion fiscale et à se conformer aux exigences de l’Union européenne et de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
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Celui-ci vise particulièrement les banques, assureurs, gestionnaires de fonds, compagnies de transport, entreprises fonctionnant comme des sièges sociaux ou comme centres de distribution et de service, ainsi que les sociétés qui financent, prêtent ou détiennent de la propriété intellectuelle.

Ces firmes devront passer avec succès un test de substance avant d’être reconnues comme résidentes fiscales des îles ­Caïmans. Elles devront démontrer qu’elles conduisent localement des activités générant des revenus, qu’elles atteignent un certain niveau de dépenses d’exploitation sur place et qu’elles y ont une présence physique et un nombre adéquat d’employés.

Les fintechs devraient recueillir jusqu’à
8 %
des revenus du secteur des services financiers au ­Moyen-Orient et en ­Afrique d’ici 2022.

Europe
Des ­FNB d’une précision chirurgicale

En ­Europe, les fonds négociés en ­Bourse (FNB) ciblant un seul secteur sont de plus en plus populaires, malgré les risques de volatilité associés à des produits aussi peu diversifiés, selon Cerulli Associates.

Au cours des trois premiers trimestres de 2018, 17 nouveaux ­FNB européens de ce type ont été lancés, portant le total à 236, indique le rapport de Cerulli, dont les résultats sont présentés par Institutional Investor.

À ce titre, le secteur des communications est particulièrement populaire depuis que les indices S&P 500 et ­MSCI y ont ajouté les géants des technologies ­Facebook et ­Alphabet, en plus d’entreprises médiatiques et des colosses Verizon Communications et AT&T.

Les investisseurs se méfient toutefois des secteurs dans lesquels un seul facteur peut faire grimper ou baisser la valeur des titres de toutes les entreprises rapidement. C’est le cas avec le prix du brut dans l’industrie pétrolière, par exemple. Dans ces ­cas-là, la stratégie d’opter pour un ­FNB sectoriel est moins prisée.
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Royaume-Uni
Charge contre l’argent sale

Le ­Groupe d’action financière (GAFI) a décerné sa meilleure note au ­Royaume-Uni pour ses efforts de lutte au blanchiment d’argent dans son plus récent rapport.

Toutefois, l’organisme précise que le pays devrait accroître encore davantage la surveillance et augmenter les ressources de son agence de renseignement financière.

Le ­Royaume-Uni obtient environ 1 400 verdicts de culpabilité dans des cas de blanchiment d’argent chaque année. Ce pays reste le plus grand fournisseur de services financiers au monde, ce qui augmente le risque d’y voir circuler des fonds reliés au crime ou au terrorisme.

Le ­GAFI soutient que les autorités de réglementation britanniques ont des outils puissants pour obtenir des informations et les utiliser dans leurs enquêtes. Les institutions financières et certains professionnels, tels les avocats, les comptables et les courtiers immobiliers, ont des obligations de transparence, qui s’inscrivent dans le cadre du système de lutte au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. En 2016, le ­GAFI déplorait qu’au ­Canada, les avocats, les cabinets juridiques et les notaires québécois ne soient pas soumis à de telles exigences.

Dans la twittosphère

Taux hypothécaires : la tendance haussière fait une pause dlvr.it/QwJZgJ
>> La Presse Affaires @LP_Affaires / 10:44 – 9 janv. 2019

La ­BMO crée une division spécialisée dans les crimes financiers. goo.gl/FS7Ujw #10choses
>> Les ­Affaires @la_lesaffaires / 08:27 – 9 janv. 2019

Le long terme, ça fonctionne. Pour le bon vin, l’éducation, le perfectionnement des arts, l’activité physique… mais aussi pour vos investissements !
>> Fabien ­Major @fabienmajor / 14:55 – 4 janv. 2019


• Ce texte est paru dans l’édition de février 2019 de Conseiller.
Vous pouvez consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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