Espagne
La CaixaBank fermera une succursale sur cinq d’ici trois ans

En Espagne, la CaixaBank compte fermer 821 succursales d’ici trois ans sur les 4 461 qui lui restent, rapportent Les Echos. La troisième plus grande banque espagnole en total d’actifs en a déjà abandonné 900 depuis 2014. Elle demeure tout de même l’institution financière la plus présente dans l’ensemble du pays. Selon le syndicat, l’opération devrait coûter leur emploi à plus de 2 000 personnes. Au total, le groupe Caixa compte 32 000 employés.

La stratégie de ce dernier repose beaucoup sur les services numériques. À ce titre, il mène la charge parmi les banques espagnoles avec 32 % de pénétration dans le segment des clients numériques, soit 6,1 millions de personnes.

Caixa compte préserver ses points de service dans les zones rurales, mais réduire le nombre de ses succursales en milieu urbain et, surtout, les transformer. Les clients utilisent en effet leurs téléphones ou ordinateurs pour réaliser leurs opérations courantes, alors que les succursales servent davantage à offrir du conseil ou à régler des problèmes. La banque veut s’adapter à cette nouvelle réalité.

États-Unis
Rébellion contre l’oligopole des Bourses

Des banques et de grands courtiers américains veulent créer une nouvelle Bourse : le Members Exchange (MEMX), révèle The Economist. Ils rêvent de revenir au temps où les Bourses étaient détenues par leurs participants, ce qui leur permettait d’obtenir des services à bas prix. Ce n’est que depuis les années 1990 que la plupart d’entre elles se sont transformées en entreprises privées.

Les contestataires déplorent l’oligopole des compagnies détenant les principaux marchés boursiers. ICE, NASDAQ et CBOE détiennent 95 % des 13 Bourses américaines. Cette situation restreint la concurrence et se traduit par une multiplication des frais, notamment pour se connecter à chaque Bourse ou encore obtenir un accès haute vitesse aux données financières.

Le MEMX n’est pas la première expérience du genre. La Bourse indépendante IEX a été fondée en 2016 pour offrir des services plus équitables. Elle détient à ce jour 3 % des parts de marché.

ICE, NASDAQ et CBOE détiennent 95 % des 13 Bourses américaines.

Royaume-Uni
Fini la prospection téléphonique

Depuis le 9 janvier, les conseillers en services financiers britanniques n’ont plus le droit de recourir à la bonne vieille méthode de la sollicitation à froid (cold call) pour contacter des clients potentiels et discuter de leur épargne-retraite, indique FT Adviser. Les entreprises qui s’entêtent à procéder ainsi s’exposent à des pénalités pouvant aller jusqu’à 500 000 livres sterling (855 224 $ CA). Toutefois, le ministre responsable de la City londonienne, John Glen, ne souhaite pas non plus que le public se prive des conseils de professionnels et lui demande de les consulter avant de prendre des décisions financières majeures.

La sollicitation à froid a été bannie après la publication d’un rapport ayant démontré qu’il s’agissait de la tactique principale des fraudeurs pour flouer les épargnants. Une recherche de Money Advice Service a révélé qu’il s’effectuait jusqu’à huit appels frauduleux toutes les secondes au pays. Selon la Financial Conduct Authority, les fraudes concernant les régimes de retraite coûtent chaque année 91 000 livres sterling (155 651 $ CA) aux victimes.

Union européenne
Les cryptoactifs dans le collimateur des autorités

L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) demande l’instauration d’une offensive paneuropéenne pour réglementer les cryptoactifs et les émissions de cryptomonnaie (ICO).

Elle souhaite aussi que les monnaies virtuelles et les activités qui y sont reliées aient l’obligation de se conformer aux lois contre le blanchiment d’argent.

Présentement, certains cryptoactifs sont considérés comme des instruments financiers, mais pas tous. Plusieurs d’entre eux échappent donc à toute réglementation et leurs émetteurs n’ont pas d’obligation de divulgation des risques. Cela menace la sécurité des investisseurs.

La Financial Conduct Authority (FCA), au Royaume-Uni, collabore avec l’AEMF à ce sujet. Le directeur de la FCA admet que les règles actuelles n’ont pas été élaborées pour des produits comme les cryptoactifs. Les autorités nationales peinent donc à interpréter les exigences légales pour ce type de produit.

Traiter cette question à l’échelle européenne permettrait d’harmoniser la réglementation. Reste à trouver une législation adéquate pour protéger les investisseurs, sans décourager les émetteurs et les négociants.

Dans la twittosphère

L’année 2019 a commencé du bon pied du côté des ventes d’unifamiliales et de copropriétés, alors que ces deux segments de marché affichaient une croissance des ventes de 4 % et 5 % respectivement en janvier par rapport au même mois en 2018.
>> Guy ­Bourassa @guybourassahyp | 01:45 – 14 févr. 2019

Le ­Canada ne se dirige pas vers une récession dlvr.it/Qygrjq
>> Morningstar ­CDN ­FR @MstarCDNfr | 16:05 – 11 févr. 2019


• Ce texte est paru dans l’édition de mars 2019 de Conseiller.
Vous pouvez consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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