Australie
Des conseillers songent à poursuivre le gouvernement

Une association de conseillers indépendants pourrait poursuivre le gouvernement australien. Elle juge anticonstitutionnelle l’interdiction des commissions de suivi envisagée par les élus.

L’Association of Independently Owned Financial Professionnals (AIOFP) soutient que le gouvernement et l’opposition ne comprennent pas les nuances de leur industrie et se font du capital politique au détriment des conseillers en services financiers.

« En ce moment, les deux côtés se précipitent aveuglément et fiévreusement pour légiférer contre les commissions de suivi sans réaliser que cela ne fera que donner de plus gros profits aux institutions financières, tout en désavantageant les consommateurs et les petites entreprises », soutient Peter Johnston, directeur général de l’AIOFP.

Environ la moitié des membres de cet organisme dépendent des commissions de suivi. Le
coût d’une telle poursuite pourrait varier entre 1 et 1,5 million de dollars australiens (de 0,95 à 1,42 M$ CA),évalue l’association.

Le lobby des grandes institutions financières serait aussi activement engagé dans ce débat. L’AIOFP le soupçonne de dénoncer les commissions de suivi pour se débarrasser des conseillers indépendants.

Japon
Cryptomonnaie : le dirigeant d’une plateforme échappe à la prison

Reconnu coupable de manipulation de données informatiques, l’ancien dirigeant de la plateforme d’échange de cryptoactifs Mt. Gox, basée à Tokyo, a écopé d’une peine de prison de deux ans et demi à purger dans la collectivité, rapportent Les Echos. Mark Karpelès ne séjournera donc pas derrière les barreaux.

Le Français a en revanche été acquitté des accusations de détournement de fonds qui pesaient contre lui, le tribunal reconnaissant qu’il ne s’était pas enrichi avec ces manipulations de données informatiques. En 2014, la plateforme qu’il dirigeait a déclaré faillite après avoir perdu la trace de plus de 630 000 bitcoins (environ 2,4 G$ US au taux de mars 2019). M. Karpelès a été reconnu coupable d’avoir créé de la fausse monnaie virtuelle, mais dans le seul but d’assurer la continuité des activités.

En juillet 2017, un cyberpirate russe a été arrêté en Grèce, soupçonné d’être l’un des architectes de ce vol.


La filiale estonienne de Danske Bank est soupçonnée d’avoir blanchi près de
230  milliards
de dollars américains.

Europe
Un vent de panique glace les banques nordiques

Danske Bank (Danemark), Swedbank (Suède) et Nordea Bank (Finlande) sont toutes aux prises avec des allégations de blanchiment d’argent mettant en cause leurs filiales baltes.

Anneli Tuominen, directrice générale de l’Autorité de supervision financière finlandaise, craint la réaction de ces institutions devant ces problèmes. Certaines d’entre elles ont en effet annoncé qu’elles quitteraient les marchés concernés. Danske, dont la filiale estonienne est soupçonnée d’avoir blanchi près de 230 milliards de dollars américains (307 G$ CA), a déjà confirmé son retrait des pays baltes et de la Russie. Nordea mettra aussi fin à une partie de ses activités dans ce pays. L’autorité de réglementation estonienne craint également un départ de Swedbank, soupçonnée d’avoir servi à blanchir 10,2 milliards de dollars américains (13,6 G$ CA), malgré les propos rassurants de ses dirigeants.

Pour Anneli Tuominen, quitter ces marchés serait la pire des solutions. Plutôt que de céder à la panique, les banques et les autorités de réglementation devraient apprendre à « mieux faire ». Elle souhaite la création d’une autorité anti-blanchiment d’argent commune à tous les pays de l’Union européenne.

Quant aux banques, elles doivent améliorer leur bilan de conformité, juge-t-elle.

Émirats arabes unis
Évaluation des risques : une leçon bien apprise

Dans la foulée de l’effondrement d’Abraaj Group l’an dernier, la Dubai Financial Services Authority (DFSA) s’engage à resserrer ses règles de supervision et d’évaluation des risques, surtout dans les situations où des firmes ouvrent des filiales qui se fournissent des services entre elles dans différentes juridictions.

Avec près de 14 milliards de dollars américains (18,67 G$ CA) d’actif sous gestion, Abraaj Group était l’un des plus importants cabinets de capital-investissement présent dans les marchés émergents. Au moment de sa débâcle, le groupe était déjà sous enquête au sujet de la mauvaise gestion de son fonds consacré au secteur de la santé.

Abraaj Capital Limited était sous supervision de la DFSA, mais pas ses filiales des îles Caïmans Abraaj Holdings et Abraaj Investment Management Limited, ni celles s’occupant de gestion privée. Cette situation en a compliqué l’encadrement puisque des mouvements de capitaux pouvaient survenir entre des entités d’une entreprise qui ne relèvent pas de la même autorité réglementaire. Cela aurait contribué à l’effondrement d’Abraaj.

Dans la twittosphèrePanama ­Papers : 1,2 milliard de dollars recouvrés par 22 États bit.ly/2FVOfFI
>> TVA nouvelles @tvanouvelles / 14:30 – 10 sept. 2018Les retraités, gagnants du budget fédéral #cdnecon #polcan
>> Raymond ­Pratte @RaymondPratte / 10:18 – 20 mars 2019

• Ce texte est paru dans l’édition de mai 2019 de Conseiller.
Vous pouvez consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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