Australie
Les mauvais conseils coûtent cher aux banques

De 2009 à 2015, quatre banques australiennes et la firme de services financiers AMP ont dû verser plus de 100 M$ CA en compensation pour leurs mauvais conseils financiers, indique International Investment. L’autorité de réglementation australienne a notamment forcé la National Australia Bank à remettre 32,4 M$ AU (29,2 M$ CA) à 1 032 clients. Cela aurait pu être pire, car l’autorité a exclu des calculs les actions d’un conseiller, qui auraient à elles seules coûté plus de 14 M$ AU (12,6 M$ CA) à des clients.

Australia and New Zealand Banking Group a remboursé 26,7 M$ AU (24 M$ CA) à 1 357 clients, Westpac a rendu 26,5 M$ AU (23,9 M$ CA) à 1 173 clients et AMP a remis 24,9 M$ AU (22,4 M$ CA) à 1 093 consommateurs. Avec 9,3 M$ AU (8,4 M$ CA) remboursés à 853 clients, Commonwealth Bank fait presque figure d’élève modèle. Ces chiffres n’incluent pas les pénalités de 200 M$ CA infligées aux banques l’an dernier pour des frais imposés à des clients… sans qu’ils n’obtiennent de services.

Royaume-Uni
Malgré le Brexit, Londres demeurera une grande place financière

La Central Bank of Ireland croit que Londres restera un important centre financier mondial, même si le Brexit se conclut par la pire issue possible. Certes, le statut actuel de la City pourrait pâtir d’une perception plus négative et d’éventuels changements législatifs liés à de nouvelles ententes commerciales avec l’Union européenne ou d’autres régions.

Toutefois, la banque centrale estime que l’écart entre Londres et les autres places financières européennes est si grand et l’orientation internationale de la City, si prononcée qu’il est impensable qu’elle puisse perdre sa place de leader de l’industrie. Londres est une ville très populeuse où résident beaucoup de travailleurs étrangers. L’économie britannique est forte et ouverte au commerce mondial.

Son secteur bancaire est imposant et varié, en plus d’être innovant en matière de technologie. Tous ces avantages ne s’effaceront pas au lendemain d’un Brexit, même en l’absence d’un accord avec l’Union européenne, n’en déplaise à Paris et Francfort, qui rêvent de lui damer le pion.


Aux États-Unis,
28 %
des consommateurs de services financiers seraient ouverts à troquer leur firme pour une autre.

États-Unis
Les clients du secteur financier sont volages

Une récente étude de Yes Marketing montre que 28 % des consommateurs de services financiers seraient ouverts à troquer leur firme pour une autre. Parmi les 1 000 répondants, les plus jeunes s’avèrent les moins loyaux. Pas moins de 40 % des 18-21 ans et plus du tiers des 22-37 ans songent à changer de fournisseur.

Peu importe l’âge, les frais et les taux offerts constituent les facteurs les plus importants dans le choix d’une institution. Environ un répondant sur cinq privilégie plutôt la possibilité d’obtenir une grande variété de services. Une bonne application mobile fait partie des trois facteurs les plus importants pour 42 % des membres de la génération Z et 37 % des Y, contre seulement 18 % des baby-boomers. À l’inverse, 34 % des X et 47 % des baby-boomers accordent beaucoup d’importance à la protection de leurs renseignements personnels, contre 14 % des représentants de la génération Z et 19 % des Y.

France
Les banques pourraient fermer 40 000 comptes

Les banques françaises pourraient devoir fermer près de 40 000 comptes, rapporte le quotidien Les Echos. Le problème vient du Foreign Account Tax Compliance Act, adopté aux États-Unis pour lutter contre l’évasion fiscale et leur permettant d’imposer leurs citoyens résidant dans d’autres pays.

Un accord oblige les banques de l’Hexagone à transmettre au fisc américain des informations sur leurs clients considérés comme des « personnes américaines ». Pour y arriver, elles doivent détenir leur numéro d’identification fiscale américain.

Pour certains clients nés aux États-Unis, mais qui n’y sont restés que quelques mois, ce numéro est à peu près impossible à obtenir. Or, la dérogation permettant aux banques françaises de plutôt utiliser leur date de naissance se termine en décembre. Elles pourraient donc devoir fermer les comptes de ces clients pour éviter de s’exposer à des sanctions financières potentiellement très importantes.

L’Association des Américains accidentels soutient que cette situation kafkaïenne angoisse ces gens, en danger de se retrouver orphelins de banque.

Dans la twittosphère

Saviez-vous que toutes les nouvelles cartes de crédit doivent comporter un paiement minimum de 5 % du solde? L’ancien taux était de 2 %. Cela veut dire qu’il vous prendra six ans au lieu de 22 ans pour rembourser un solde de seulement 1 000 $.
>> Pierre Roy Syndic @PierreRoySyndic / 4:30 PM · 16 sept. 2019

La divulgation de la rémunération des conseillers en assurance collective n’aura pas lieu… du moins dans un avenir prévisible. ow.ly/Ez5b30ptEJh
>> Avantages @RevueAvantages / 3:15 PM · 5 sept. 2019


• Ce texte est paru dans l’édition d’octobre 2019 de Conseiller.
Vous pouvez consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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