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Monde
Année fructueuse pour les plus riches

Les familles les plus fortunées du monde se sont enrichies en 2016, révèle un rapport de Campden Wealth Research et UBS. L’actif sous gestion de 262 family offices, qui s’occupent de leurs finances, s’élevait en moyenne à 921 millions de dollars américains chacun (1,12 G$ CA), alors que le rendement moyen a atteint 7 %.

Ce succès repose sur une plus grande prise de risque, selon l’étude. Les gestionnaires misent davantage sur les actions et les investissements privés, lesquels représentent désormais près de la moitié des portefeuilles. Plus de 40 % de ces familles souhaitent investir davantage dans des outils dont l’impact s’avère positif sur la société, l’environnement et la gouvernance d’entreprise. En moyenne, chaque family office a aussi donné 5,7 millions de dollars américains (6,95 M$ CA) à des organismes de charité en 2016.

planete_finance_drapeau_americain_usa_425x283États-Unis
La SEC songe à étendre la norme fiduciaire

La Securities and Exchange Commission (SEC) songe à imposer la norme fiduciaire à toute personne exerçant sous le titre de « conseiller », rapporte Financial Planning. Certains, comme le conseiller à honoraires, relèvent déjà de cette norme, alors que le représentant de courtier payé à commission, par exemple, doit plutôt respecter la règle de la « convenance au client ». Le premier est donc tenu légalement d’agir en tout temps dans le meilleur intérêt du client, mais pas le second.

L’imposition d’une telle norme pourrait se compliquer du fait que la juridiction de la SEC chevauche celle du département du Travail. Or, depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a entamé la révision d’une nouvelle règle de ce département qui devait exiger des représentants de courtier qu’ils agissent dans le meilleur intérêt des clients.

planete_finance_drapeau_afrique_sud_425x283Afrique du Sud
Réforme majeure de la conformité

En Afrique du Sud, la nouvelle loi régissant la conformité dans le secteur financier a été signée par le président Jacob Zuma, indique le site Moneyweb. Surnommée « Twin Peaks », elle rassemble l’industrie financière sous deux autorités réglementaires, soit la Financial Sector Conduct Authority et la Prudential Authority, laquelle sera sous la juridiction de la banque centrale. La première sera responsable de la conduite de toutes les firmes de services financiers, alors que la seconde supervisera la sécurité et la solidité des institutions financières pour assurer la stabilité du secteur.

Cette réforme annonce un chamboulement plus profond de la conformité dans ce pays, où plusieurs nouvelles régulations affecteront le conseil financier. Par exemple, le Conduct of Financial Institutions Act, en cours d’élaboration, encadrera la conduite des fournisseurs de services financiers, établissant de nouveaux standards de distribution et de conseil.

planete_finance_drapeau_asie_425x283Asie
Dubaï et la Malaisie veulent plus de fintech

L’Autorité des services financiers de Dubaï et la commission des valeurs mobilières de la Malaisie collaboreront pour soutenir l’innovation dans le secteur des technologies financières, relate Mondo Visione. Elles partageront de l’information quant aux développements dans cette industrie et pourraient participer à des projets d’innovation conjoints sur l’application de nouvelles approches. Les fintech pourraient notamment lorgner du côté de la finance islamique, très importante à Dubaï comme en Malaisie.

Dubaï ambitionne de devenir un centre important d’innovation financière. En août, elle est devenue la première juridiction du Conseil de coopération du Golfe à lancer un régime taillé sur mesure pour les plateformes de sociofinancement par prêts ou investissements.


• Ce texte est paru dans l’édition de novembre 2017 de Conseiller.