­Ça y est, on connaît désormais leur identité. Martin ­Bray, ­Christiane ­VanBolhuis et ­Gérald ­Perron sont les grands gagnants du concours ­Les conseillers à l’honneur !, organisé pour la première fois par Conseiller cette année dans le cadre du ­Top 25 de l’industrie financière du ­Québec.

Pour en savoir un peu plus sur ces conseillers au parcours remarquable, je vous invite à consulter le dossier spécial de ma collègue ­Hélène ­Roulot-Ganzmann.

Ce que je tenais plutôt à vous faire savoir en écrivant cette chronique, c’est que le choix a été ardu. Le concours vise à récompenser des conseillers en services financiers qui, par leur pratique et leur engagement, ont fait une différence dans l’industrie comme dans la société et ont su faire avancer la profession.

La qualité des candidatures reçues, tant pour la catégorie Conseiller émérite que ­Conseiller de moins de 40 ans qui s’est illustré dans l’année ou ­Conseiller le plus engagé dans sa communauté, a rendu la tâche du jury très difficile. C’est cliché, mais c’est vrai.

Je ne vous relaterai pas le contenu des débats qui ont eu lieu entre les membres du jury, mais ça a discuté fort derrière les portes de la salle où il s’est réuni à huis clos. Pourquoi ? ­Parce qu’une part importante des participants au concours aurait pu gagner. Ces derniers étaient évalués en fonction d’une grille méthodologique claire et précise, et les résultats étaient serrés.

Ça nous en dit long sur la profession. Si toute industrie a ses vedettes et ses pommes pourries, je remarque ainsi que celle des services financiers québécois peut se targuer de compter en ses rangs plusieurs conseillers exceptionnels.

UNE TAPE DANS LE DOS 

Fait également intéressant à noter, 57 % des candidatures reçues ont été déposées par des pairs, et non pas directement par la personne inscrite. C’est donc dire qu’au lieu de chercher à gagner ­eux-mêmes, une plus grande proportion de participants ont préféré souligner l’excellence du travail d’un collègue.

Il n’y a évidemment rien de mal à soumettre son propre nom. Si on attend toujours après les autres avant de faire quelque chose, on peut parfois attendre longtemps ! ­Je constate simplement que contrairement à ce qu’on pourrait croire, les conseillers semblent se tenir les coudes.

Par définition, l’industrie des services financiers est un milieu compétitif. Tous les conseillers tentent de se démarquer de leurs confrères pour que les clients les choisissent, eux. Mais malgré cette concurrence, ils restent capables de souligner les bons coups des autres et même de les aider à progresser sans en retirer d’avantage. Pour cela, ils ont toute mon admiration.


Christine Bouthillier est directrice principale de contenu à Conseiller.


• Ce texte est paru dans l’édition de février 2019 de Conseiller.
Vous pouvez consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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