Le ministre des Finances, Eric Girard, a tenu à se faire rassurant, vendredi, devant ceux qui craignent qu’un retour à l’équilibre budgétaire en cinq ans lui impose d’augmenter le fardeau fiscal ou d’imposer des mesures d’austérité.

Le ministre Girard a participé à une séance de questions-réponses avec le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

C’est dans ce contexte qu’il s’est fait demander s’il était prêt à repousser de deux ans le retour à l’équilibre budgétaire, soit sur sept ans plutôt que cinq, si la hausse des transferts fédéraux pour la santé qu’il demande ne se concrétisait pas.

« Chaque chose en son temps », a-t-il répondu au président de la Chambre. Il s’est empressé d’ajouter que l’équilibre budgétaire viendrait, notamment grâce à la croissance économique. Et oui, cet équilibre budgétaire est important, a-t-il martelé, parce qu’il adresse un message aux investisseurs disant que le climat d’affaires est favorable au Québec.

Le ministre Girard a d’ailleurs souligné que le compte à rebours pour revenir à l’équilibre d’ici cinq ans ne commencerait que l’an prochain. Donc, dans les faits, il se ferait sur six ans, et non cinq.