Un couple et leur enfant dans le bureau d'un conseiller.
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C’est souvent par le biais de conseils de famille que Sylvain B. Tremblay rencontre les enfants de ses clients.

« La demande provient habituellement du parent qui souhaite que ses enfants apprennent à épargner et s’initient aux placements. Je deviens alors une personne de référence s’ils ont besoin de conseils », explique le vice-président Gestion privée chez Optimum Gestion de placement.

« La plupart de mes clients détiennent un portefeuille de 1 million de dollars ou plus. Leurs enfants vont éventuellement hériter. Ils veulent donc qu’ils sachent comment bien gérer cet argent », ajoute M. Tremblay qui avait justement reçu une demande d’un de ses clients à cet effet le jour de l’entrevue.

Au cours de la dernière année, Sylvain B. Tremblay a malheureusement appris le décès de huit de ses clients. « On fait alors le suivi avec la succession, ce qui est toujours plus facile quand on connaît les héritiers », dit-il.

LES ALÉAS DES MARCHÉS

Avant la pandémie, Optimum conviait ses clients à un événement annuel avec des conférenciers invités pour parler de sujets d’actualité. « On les invitait à y amener leurs enfants pour qu’ils en apprennent davantage sur les facteurs pouvant influencer les marchés. Tout passe par l’éducation, en matière de finance comme en autre chose », explique M. Tremblay qui espère bien reprendre la formule dans l’après-COVID-19.

Quel est l’âge idéal pour les rencontrer ? « Lorsqu’ils ont accumulé quelques économies, réfléchit-il. Avant ça ne vaut pas vraiment la peine, bien qu’on puisse les aider à planifier leur épargne. Au début, le jeune peut être parrainé par son parent, il n’a pas besoin d’ouvrir un compte tout de suite. »

Bien évidemment, cela aide de commencer tôt à épargner. « C’est d’autant plus important qu’il est de plus en plus difficile d’accéder à la propriété », souligne M. Tremblay.

Il trouve les jeunes d’aujourd’hui plus avisés que les générations précédentes. Il faut dire que les sources d’information se sont diversifiées et sont plus facilement accessibles notamment par le biais des réseaux sociaux.

« Il faut toutefois avoir la capacité de la digérer, cette information. Et s’assurer qu’elle est fiable. Ils doivent aussi apprendre les aléas du marché. Il y a encore des requins dans le milieu. Il faut être vigilant et savoir reconnaître les arnaques. »

Il y a cependant une chose qui ne change pas. « Les jeunes se pensent souvent capables de battre le système. Ça se comprend, on pensait la même chose à leur âge. Il faut encaisser quelques revers pour réaliser qu’on a encore beaucoup à apprendre », raconte M. Tremblay.