Au début de ma carrière, il y a 25 ans, je me rappelle d’une lettre financière américaine qui proposait aux investisseurs d’acheter des fonds boursiers au moment où le montant des rachats de ces fonds par les investisseurs était le plus élevé, écrit William André Nadeau, gestionnaire de portefeuille et fondateur du cabinet Orientation Finance. Plus les rachats étaient élevés, meilleur était le rendement des bourses dans les périodes suivantes.

En 2008, nous avons ressorti l’historique des statistiques de l’Institut des fonds d’investissement canadien (IFIC). Nous avons calculé le rendement des indices boursiers dans les 12mois qui ont suivi les cinq périodes où le niveau de rachat des fonds boursiers était le plus élevé. La conclusion était évidente: plus les investisseurs rachètent leurs fonds d’actions, meilleur est le rendement durant l’année suivante. Nous avons décidé d’inclure cet indicateur dans nos modèles de répartition des actifs.

La finance comportementale explique que le petit investisseur fait de mauvais choix en «timing de marché». Plus il a peur, plus il anticipe des mauvais résultats à venir. Malheureusement, la plupart du temps, c’est le contraire qui se produit. C’est à ce moment-là que l’occasion se présente pour les «contrarians».

Le niveau de rachat le plus élevé depuis plus de 20ans, selon l’IFIC, a eu lieu à la fin 2008 et début 2009. L’histoire se répète: le rendement des Bourses durant les 12mois qui ont suivi le niveau de rachat s’avère élevé encore une fois.

Le comportement des investisseurs sera probablement similaire au cours des 20prochaines années.

N’écoutez pas votre cœur, écoutez votre raison!

Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinetOrientation Finance.

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