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Une récente étude d’EY montre que les femmes préfèrent rencontrer leurs conseillers financiers en personne, alors que les hommes sont beaucoup plus tournés vers les outils numériques.

L’étude a été réalisée auprès de 250 investisseurs à haute valeur nette. 

Si près de la moitié des femmes préfèrent rencontrer leurs conseillers en personne (contre 28 % des hommes), elles sont aussi plus nombreuses à se dire déçues de la qualité des conseils financiers qu’elles reçoivent. Les hommes, eux, citent plutôt les frais comme étant leur première source de frustration.

Une récente étude du Center for Talent Innovation montrait d’ailleurs que 73 % des femmes se croyaient incomprises par leur conseiller financier, une statistique plutôt alarmante. 

CENTRÉES SUR LEURS OBJECTIFS

L’étude d’EY montre aussi que les femmes s’intéressent moins souvent à leur vie financière que les hommes. Un peu plus d’un quart d’entre elles (27 %) soutiennent revoir leurs placements chaque semaine ou chaque jour, contre près de la moitié des hommes. 

« Les femmes perçoivent l’atteinte de leurs objectifs financiers comme étant plus importante que la performance de l’investissement, une bonne compréhension par les conseillers des objectifs de ces personnes et de leurs priorités est donc cruciale pour bien satisfaire les clientes », soutient Gill Lofts, directrice de la gestion de patrimoine et d’actifs d’EY, citée dans un article du Financial Times. 

Les femmes accorderaient beaucoup d’importance à la capacité des conseillers à vulgariser leur vision de l’investissement et leurs décisions. La clarté générerait de la confiance envers le conseiller. 

« Nous croyons que les femmes recherchent un coach financier pour la vie, qui travaillera avec elles sur leurs objectifs personnels à travers les différents événements de leur vie… d’une manière beaucoup plus collaborative et consultative que ce qu’elles reçoivent présentement », ajoute Mme Lofts.

Les femmes sont aussi moins tournées vers les outils numériques. Un peu plus de la moitié (53 %) soutenaient surveiller leurs placements en ligne, contre 68 % des hommes. Parmi les investisseurs qui avaient des personnes à leur charge, 36 % revoyaient leur placements au moins une fois par semaine, alors que 68 % le faisaient quelques fois par année. 

LA RICHESSE DES FEMMES AUGMENTE

Selon le Boston Consulting Group, entre 2010 et 2015, le patrimoine privé détenu par des femmes dans le monde est passé de 28 à 30 % de l’ensemble du patrimoine mondial, entre 2010 et 2015. Elles détenaient alors 51 trillions de dollars américains (66,7 billions canadiens). Ce montant devrait grimper à 72 trillions de dollars américains (94,3 billions canadiens), représentant 32 % du total en 2020.

En mars 2018, la femme la plus riche du monde arrivait au seizième rang de la liste de Forbes. Il s’agit d’Alice Walton, fille unique du fondateur de Walmart, Sam Walton. Sa fortune était évaluée à plus de 45 milliards de dollars américains (58,8 milliards canadiens). Ajoutons que ses deux frères se retrouvent tout juste devant elle, en 14e et 15e place. Voilà une famille qui craint plus la fin du monde que la fin du mois… Mme Walton devance Françoise Bettencourt Meyers, qui pointe au 18e rang. Elle est la fille de Liliane Bettencourt, elle-même fille du fondateur de l’Oréal, Eugène Schueller. En 1992, Liliane Bettencourt avait cédé à sa fille ses actions dans l’Oréal, ainsi que son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine.