Miser sur une planification fiscale à l’année

Par La rédaction | 27 mars 2023 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
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Conseiller en services financiers en compagnie d'un couple de clients.
Photo : goodluz / 123RF

Faute d’avoir une stratégie fiscale à l’année, les Canadiens ratent une occasion d’optimiser leurs déclarations de revenus, selon une étude d’IG Gestion de patrimoine.

Cette étude annuelle sur la fiscalité, menée en collaboration avec Pollara Strategic Insights, a révélé que peu de Canadiens se préoccupent d’établir une stratégie fiscale avant la période des impôts.

En effet, seulement 22 % des Canadiens (23 % des Québécois) accordent la priorité à leur planification fiscale tout au long de l’année. De plus, 36 % des Canadiens (30 % des Québécois) estiment que la planification fiscale à l’année n’est « pas du tout importante ». Et seul un répondant sur dix est convaincu qu’il profite de tous les crédits d’impôt disponibles.

LES AVANTAGES D’UNE STRATÉGIE ANNUELLE

Pourtant, tirer profit d’une planification fiscale échelonnée et intégrée dans un plan financier global comporte bien des avantages et il est important de le faire valoir à vos clients ou de le leur rappeler.

De fait, une telle pratique « peut contribuer à réduire votre facture fiscale globale et vous aider à profiter de tous les crédits d’impôt et déductions offerts. Vous pourrez ainsi garder une plus grande part de votre revenu dans vos poches », affirme Damon Murchison, président et chef de la direction d’IG Gestion de patrimoine.

L’étude a également montré que 42 % des Canadiens (44 % des Québécois) ne tiennent pas compte des incidences fiscales ou des options de financement lors de dépenses importantes, telles que l’achat d’une maison, d’une résidence secondaire ou d’une voiture, ou de rénovations.

« Vous tirerez votre épingle du jeu en obtenant l’aide d’un conseiller financier ou d’une conseillère financière. Vous pourrez ainsi comprendre, en amont, les incidences fiscales des actifs plus importants et plus complexes, et la manière dont ils s’intègrent dans votre plan financier global », fait valoir Damon Murchison.

UN REMBOURSEMENT ANNUEL PAS SI PROFITABLE

Par ailleurs, l’étude a indiqué que 85 % des Canadiens (90 % des Québécois) perçoivent positivement le fait de recevoir un remboursement d’impôt, et que 60 % des Canadiens (65 % des Québécois) tentent d’augmenter le montant qu’ils reçoivent chaque année.

En général, les répondant ont déclaré qu’ils comptent utiliser leur remboursement d’impôt comme une « prime ». Ainsi, 57 % des Canadiens (61 % des Québécois) emploieront le montant reçu à des fins personnelles ou familiales, et 44 % des Canadiens (47% des Québécois) l’intégreront dans leur stratégie de placement.

Néanmoins, contrairement à la croyance populaire, un gros remboursement d’impôt n’est pas nécessairement profitable, puisqu’il signifie que trop d’impôt été perçu durant l’année.

« Même s’il peut être agréable de recevoir cet argent après avoir produit votre déclaration, vous avez manqué des occasions d’intérêts, d’investissement et de dépenses tout au long de l’année », souligne Damon Murchison.

POUR SE RAPPROCHER DE SES OBJECTIFS FINANCIERS

Selon le président et chef de la direction d’IG Gestion de patrimoine, « en obtenant des conseils financiers, vous bénéficierez d’une stratégie fiscale complète sur 12 mois et serez en mesure de prendre des décisions éclairées tout au long de l’année et, ainsi, de vous rapprocher de vos objectifs financiers ».

L’étude en ligne de Pollara a été réalisée du 15 au 21 février 2023 auprès de 1 535 Canadiens et Canadiennes âgés de 18 ans et plus qui ne sont pas retraités.

La rédaction