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Une personne seule vivant dans une des principales municipalités québécoises a besoin d’un revenu annuel de 26 721 $ pour vivre dignement.

Le revenu viable varie fortement d’une municipalité à l’autre, indique cette étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

Tandis que 23 504 $ sont nécessaires à Trois-Rivières pour une personne seule, ce sont 30 935 $ qui permettent d’accéder à un niveau de vie digne à Sept-Îles.

Entre ces deux extrêmes, Montréal (27 205 $) et Québec (26 651 $) se tiennent proches de la moyenne des municipalités.

Les écarts entre villes sont moindres pour un couple avec deux enfants d’âge préscolaire. Le minimum se situe à 55 017 $ à Trois-Rivières, et le maximum est à 62 180 $ à Sept-Îles.

Là aussi, Montréal (58 166 $) et Québec (57 504 $) se positionnent aux alentours de la moyenne des municipalités.

Le revenu viable se différencie de la mesure du panier de consommation (MPC), utilisé par le gouvernement provincial pour évaluer le seuil de faible revenu. « Le revenu viable est le strict minimum pour permettre de sortir la tête de l’eau, explique Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS et auteur de l’étude. Avec le revenu viable, une personne pourra pourvoir à ses besoins en vêtements là où, du côté de la MPC, elle devra probablement fréquenter les comptoirs vestimentaires. »

Par exemple, à Montréal, la MPC s’élève à 19 714 $ pour une personne seule, quand l’étude montre que le revenu viable y est de 27 205 $.