Homme qui respire dans un sac de papier.
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Ce n’est jamais bon de paniquer lorsque le marché boursier est en baisse. Ça l’est encore moins face au recul actuel.

Selon un article de Tom Bradley du Financial Post, il y a une grande différence entre cette baisse et les précédentes : la position des banques centrales.

DES FLUCTUATIONS EN V

Lors des précédents creux — et il y en a eu plusieurs au cours des 15 dernières années —, chaque fois que le marché plongeait, il réussissait à inverser sa trajectoire et à rattraper le temps perdu en quelques mois. Ces fluctuations en V, de plus ou moins grande ampleur, adoptaient le même schéma. Pour les investisseurs, le message était clair : chaque creux était une occasion d’achat.

Dans chaque cas, face aux risques sur les gros titres, aux problèmes liés à la dette européenne et aux tensions commerciales avec la Chine, les banques centrales ont abaissé les taux lorsque les actions chutaient.

Malgré les creux, les bénéfices des entreprises ont résisté grâce aux vents favorables en raison des faibles coûts de financement et d’énergie, d’une abondance de main-d’œuvre bon marché et de la baisse des coûts des intrants en raison de la mondialisation et de la technologie. Cela a conduit à de meilleures valorisations à long terme dont les investisseurs ont pu profiter.

UN MARCHÉ BAISSIER PAS TOUT À FAIT PAREIL

Il y a toutefois une différence dans le marché baissier actuel : les vents sont devenus contraires avec des marchés du crédit moins favorables, des pénuries de main-d’œuvre et une hausse des prix des matières premières. Malgré tout, de nombreuses entreprises tirent bien leur épingle du jeu.

C’est le cas de Loblaw qui a connu un excellent trimestre malgré la hausse des prix des aliments. Les banques canadiennes devraient aussi performer en raison des taux d’intérêt plus élevés et des pertes sur prêts modérées, une combinaison gagnante pour elles.

Face au recul des marchés actuels, les banques centrales adoptent une autre stratégie que lors des crises précédentes : plutôt que de soutenir le cours des actions, leurs interventions visent davantage à contrôler l’inflation.

Que faire en tant qu’investisseurs ? Pour ceux ayant un horizon temporel de plus de dix ans, il s’agit de respecter le calendrier d’épargne en utilisant les cotisations REER et CELI pour rééquilibrer le portefeuille entre les espèces, les obligations et les actions.

Dernier conseil : assurez-vous d’avoir dans votre portefeuille plus d’actions qui montent que des titres qui baissent.