Main pointant une tablette, devant des écrans d'ordinateur affichant des courbes de rendement.
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Les rendements des grands indices boursiers sont largement demeurés en territoire positif au cours des 10 dernières années, et ils pourraient bien le demeurer pendant encore une décennie, selon les analystes de TD.

De 2010 à 2018, les investisseurs ont pu profiter de gains annuels de 5,3 % à la Bourse de Toronto, et de 11,7 % à la Bourse de New York, rapporte Le Devoir. Mais alors que l’économie américaine vit actuellement la plus longue période d’expansion de son histoire, bien des analystes s’attendent à ce que le vent tourne et commencent à redouter une éventuelle récession.

Les économistes de TD se montrent plus optimistes. Ils concèdent que la performance des titres boursiers sera plus modeste dans la prochaine décennie, mais ils s’attendent tout de même à un rendement annuel de 4 à 7 %. Les dix années boursières à venir seront néanmoins marquées par une baisse de la croissance des profits et du retour du ratio cours-bénéfice à ses niveaux historiques, notent-ils.

Plutôt qu’une récession, TD évoque un scénario de décélération du PIB américain. Ainsi, sa croissance atteindrait 1,9 % l’an prochain, comparativement à 2,6 % cette année.

BIAIS FAVORABLE POUR LES ACTIONS

Les probabilités d’une remontée significative des taux d’intérêt et de l’inflation est faible, selon les analystes. « Une croissance économique plus faible combinée à une inflation stable milite pour de bas taux d’intérêt », écrivent-ils. Selon eux, le rendement des obligations à échéance de dix ans du gouvernement du Canada devrait osciller entre 2 et 3 % au cours de la prochaine décennie.

Les obligations de société devraient un peu mieux performer, notamment grâce à une prime de risque accrue en raison de l’endettement plus important des entreprises et de leurs perspectives de profits plus basses.

Dans cet environnement de rendements obligataires dépréciés, les actions demeureront l’instrument à privilégier. Selon les analystes de TD, les titres boursiers bénéficieront d’une prime de risque de 200 à 400 points de base par rapport aux obligations à échéance de dix ans.