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Les effets négatifs de la pandémie sur la croissance de l’économie canadienne ne seront pas aussi prononcés que la Banque du Canada l’a d’abord craint, a souligné jeudi un sous-gouverneur de la banque centrale.

Selon Timothy Lane, cela s’explique par l’adoption rapide au pays d’outils numériques tels que la visioconférence pour le travail à distance et les applications de livraison de nourriture.

Le virage numérique devrait ainsi aider l’économie à se développer au sortir de la pandémie sans déclencher une poussée d’inflation. La croissance annuelle des prix à la consommation devrait osciller autour de 3,0 % cet été en raison des comparaisons avec les prix de la même période l’an dernier, qui étaient beaucoup plus bas, a indiqué Timothy Lane.

Dans le texte d’un discours prononcé jeudi pour la section de l’Ouest canadien d’Advocis, le sous-gouverneur a prévenu que la transformation numérique qui a soutenu l’économie posait également des défis aux entreprises qui luttent pour trouver des travailleurs qualifiés et aux travailleurs dont les emplois sont remplacés par la technologie.

La banque centrale n’a pas modifié son programme d’aide économique malgré des données sur la croissance du premier trimestre, qui s’est révélée inférieure aux projections faites par la Banque du Canada en avril. Elle a plutôt insisté sur le besoin de dépenses de consommation plus robustes parmi d’autres points de données témoignant d’une fondation économique plus résiliente.

La banque centrale a laissé son taux d’intérêt directeur inchangé à 0,25 % mercredi, tout en indiquant que ses achats d’obligations fédérales devraient se poursuivre à leur rythme actuel de 3 milliards de dollars par semaine.