Homme déposant de l'argent dans une tirelire.
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Il existe toutes sortes de méthodes pour savoir combien épargner en vue de sa retraite. David Chilton, l’auteur du Barbier riche, préconise d’épargner 10 % de ses revenus annuels. D’autres affirment qu’il faut mettre de côté 15 %, d’autres encore recommandent 20 %…

La réalité est bien plus compliquée, souligne le planificateur financier et fiscaliste Jason Heath dans le Financial Post.  

ÉPARGNE PRESQUE NULLE

La dure réalité est que les Canadiens n’épargnent presque pas. Le taux d’épargne des ménages canadiens n’était plus que de 1,7 % en 2018. Il n’a pas atteint 10 % depuis 1993, et il est resté inférieur à 5 % depuis presque tout ce temps.

Le problème majeur est donc de parvenir à épargner, plus que savoir comment le faire et à quelle hauteur, indique le professionnel. Mais les principaux adversaires de l’épargne sont le coût de la vie, notamment les prix de l’immobilier, mais aussi la crainte de ne pas en faire assez pour suivre un certain train de vie. L’inflation et l’apparence grugent les revenus avant qu’on ait le temps d’en épargner une partie.

ÉPARGNER D’ABORD

Une autre réalité est que la vie est si changeante, tant du point de vue des parcours professionnels que des règles fiscales, qu’il est difficile d’établir une recette précise pour déterminer ce qui sera nécessaire au moment de vivre ses vieux jours. Et il faut comprendre les règles du REER, du CELI, des prestations gouvernementales et d’entreprise… Choses auxquelles bien peu de personnes s’intéressent avant de prendre leur retraite, souligne Jason Heath.

Évidemment, établir un plan financier avec un professionnel peut aider à établir des objectifs financiers précis. Mais ce plan aussi devra être révisé au fil des changements dans la vie du client.

Épargner ce qu’on peut, c’est mieux que rien, affirme le planificateur financier. Et la meilleure manière d’en faire une priorité est simplement d’épargner avant de dépenser. Quel que soit le montant. Juste pour pouvoir être reconnaissant envers soi-même le jour où on aura besoin de cet argent.