Homme d'affaires se tenant debout, face à une flèche indiquant une direction à suivre.
Photo : alphaspirit / 123RF

Alors que bon nombre d’analystes anticipent avec une grande prudence la deuxième moitié de 2019, Fiera Capital continue à se montrer optimiste et table sur un scénario de « croissance mondiale soutenue ».

La firme montréalaise estime à 65 % les probabilités qu’un tel scénario se poursuive au cours des prochains mois. « L’économie mondiale va trouver son équilibre et réaccélérer de manière synchronisée. La croissance mondiale va progresser parallèlement à son taux potentiel », peut-on lire dans ses plus récentes perspectives sur les marchés.

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L’atténuation attendue des tensions commerciales et les politiques accommodantes des banques centrales figurent parmi les facteurs qui rendent optimistes les analystes de Fiera. La demande soutenue aux États-Unis favorisera également les exportations canadiennes. L’environnement de croissance modérée contribuera finalement à maintenir l’inflation à des niveaux « qui ne menacent pas la trajectoire économique ».

Fiera a identifié deux autres scénarios possibles, mais beaucoup moins probables. Un scénario de forte instabilité politique, dont la probabilité est évalué à 25 %, pourrait initier une crise de confiance à l’échelle mondiale et déstabiliser les marchés financiers. Cette instabilité politique se matérialiserait par un populisme exacerbé et la mise en œuvre d’une multitude de mesures protectionnistes à l’échelle planétaire.

Le troisième scénario étudié, dont la probabilité n’est que de 10 %, en est un de stagflation. Dans celui-ci, la croissance économique stagnerait tandis que l’inflation grimperait en flèche. Il en résulterait un environnement tumultueux sur les marchés qui occasionnerait des baisses généralisées.

PLUS D’ACTIONS, MOINS D’OBLIGATIONS

Dans le scénario le plus probable de croissance soutenue, Fiera Capital anticipe une croissance mondiale de 3,5 % au cours des 12 prochains mois. Cette croissance serait de 2 % au Canada, et de 2,5 % aux États-Unis.

Toujours selon ce scénario, les taux d’intérêt 10 ans atteindraient 2,25 % au Canada, et 3,0 % aux États-Unis. Du côté des marchés boursiers, l’indice S&P/TSX enregistrerait des gains de 4,7 %, le S&P 500 de 4,3 %, le MSCI EAFE (Europe, Australasie, Extrême-Orient) de 0,2 % et le MSCI EM (marchés émergents) de 7,2 %. Le ratio cours-bénéfices se situerait à 16x pour les actions canadiennes, et à 18,5x pour les actions américaines.

Quelles stratégies d’investissement privilégier dans ce contexte? De façon générale, Fiera recommande de sous-pondérer les titres à revenu fixe, les actions américaines et les actions internationales au sein des portefeuilles. À l’inverse, la firme mise sur une surpondération des actions canadiennes, des actions privilégiées, des actions des marchés émergents et des actifs réels.