Les perspectives de reprise économique diffèrent selon les secteurs, les pays et les scénarios d’évolution de la pandémie.

À quelle relance peut-on s’attendre à l’issue de la crise? Il est bien difficile de faire des prévisions tant les répercussions sont diverses selon les champs d’activité, indique un rapport de la firme financière Capital Group.

Des industries sont clairement perdantes en Amérique du Nord, comme la restauration, avec des revenus en baisse de 49 % en avril dernier. Mais les ventes d’électronique (-65 %), de fournitures (-66 %) et de vêtements (-89 %) font encore pire.

À l’inverse, le commerce numérique est le grand gagnant de la crise avec des revenus en hausse de 22 % en avril. Les épiceries (+13 %) ainsi que la rénovation et la décoration (0 %) s’en sortent plutôt bien.

Il est cependant bien difficile de prédire quels secteurs seront gagnants dans les mois à venir.

LES RENDEMENTS SONT AILLEURS

Face à ces évolutions contrastées, les investisseurs pourraient avoir intérêt à regarder ailleurs qu’en Amérique du Nord, souligne Capital Group. Les résultats annuels des actions hors États-Unis sont meilleurs que les titres américains depuis 2011, particulièrement depuis un an. Le rendement offert par le marché chinois est notamment à surveiller.

Les estimations du Fonds monétaire international (FMI) vont dans le même sens, prévoyant une baisse du PIB mondial de 4,9 % en 2020. L’institution s’attend à une diminution du PIB américain de 8 % en 2020, tandis que la Chine devrait voir son PIB progresser de 1 %, malgré la pandémie, relève Radio-Canada.

Le FMI prévient que ses prévisions pourraient encore être revues à la baisse d’ici la fin de l’année, si la COVID-19 réapparaissait et forçait de nouvelles entreprises à fermer. Cette hypothèse pourrait signifier le retour d’une tempête boursière, comme celle survenue au printemps. Ces nouvelles turbulences pourraient entraîner les pays les plus fragiles dans une crise de la dette, met en garde le FMI.

Dans un tel scénario, l’économie mondiale baisserait de 4,9 % en 2021, comme en 2020, au lieu de progresser de 4,5 % dans un scénario favorable.

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