Jeune homme les poches de jeans vides.
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L’inflation frappe plus durement les ménages modestes que les ménages aisés, explique cet institut.

Au cours des 20 dernières années, l’inflation s’est établie à 29,7 % pour le quintile des ménages les plus pauvres, contre 24,8 % pour les plus riches, indique une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), résumée par Le Devoir.

Cette différence s’explique par le fait que ces deux catégories de population ne consomment pas les mêmes biens et services.

Ainsi, les ménages modestes consacrent 17 % de leurs dépenses à l’alimentation. Cette part se limite à 12,5 % pour les plus riches. Or, les prix de ce secteur ont grimpé de 63 % entre 1999 et 2019.

À l’inverse, les coûts des loisirs sont restés stables… mais ils sont d’abord consommés par les ménages les plus aisés. Ceux-ci y passent de 7,7 à 8,2 % de leurs dépenses, quand les plus pauvres n’y consacrent que 4,9 %.

L’IPC PEU REPRÉSENTATIF

Ces répercussions différentes de l’inflation sont trop peu reflétées par l’indice des prix à la consommation (IPC), regrette l’IRIS. Or, l’IPC sert notamment à fixer le salaire minimum, rappelle l’Institut.

Les moins nantis tendent aussi à remplacer les produits dont le prix augmente par d’autres dont le coût stagne ou baisse. Ce signe d’appauvrissement n’est pas non plus détecté par l’IPC.