Jeune couple travaillant à l'ordinateur.
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On devrait arrêter d’associer jeunesse et insouciance financière : les membres de la génération Y font preuve d’une sagesse exemplaire en matière de finances personnelles.

L’expérience d’une vie est souvent nécessaire pour connaître la valeur de la sagesse financière. Mais de ce point de vue, les membres de la génération Y démontrent qu’ils apprennent plus vite que toute autre génération.

Cette génération a certes connu la crise financière de 2008. Mais d’autres générations, avant elle, ont aussi connu des crises, en 2000 comme en 1990, et encore avant… Et toutes n’ont pas adopté aussi rapidement de saines pratiques financières.

Ce qui les démarque essentiellement, c’est que les membres de la génération Y affichent une vision axée sur le long terme. Une particularité qui n’était pas aussi nette parmi les générations qui les ont devancés, pointe Think Advisor.

Entre 2016 et 2020, la part d’entre eux qui déclarent avoir un conseiller est passée de 50% à 75%, indique la dernière étude Advisor Authority du Nationwide Retirement Institute. La grande majorité (80 %) dispose d’un plan pour se prémunir du risque de survivre à leurs actifs… et presque autant (70%) ont un plan pour se protéger des risques des marchés financiers.

Leur réflexion à long terme est illustrée par la nature de leur préoccupation principale en matière de finances. Ils cherchent avant tout la protection de leurs actifs… juste avant une préoccupation à plus court terme, celle d’éviter les pertes financières en raison de la pandémie.

Et leur troisième préoccupation est de s’assurer d’un revenu pendant la retraite. De ce point de vue, la prise de conscience est récente, car ils n’étaient que 5% en 2019 à avoir cette préoccupation. Ils sont 21% en 2020 à se soucier de cela. La pandémie semble avoir propulsé cet objectif de long terme au rang de leurs priorités.

Un des réflexes des membres de la génération Y aura alors été de se projeter pour mettre en place un plan les protégeant à long terme de l’effet de la pandémie. Pour une génération qui n’en est qu’à sa deuxième crise économique, décidément, ses membres font preuve d’une maturité étonnante.