Quatre personnages observent une courbe de rendement.
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La Banque du Canada surveille de près l’endettement des ménages, qui était déjà élevé avant même le début de la pandémie de COVID-19, a indiqué lundi un sous-gouverneur de la banque centrale.

L’institution avait déjà averti qu’une récession pourrait facilement mettre à rude épreuve le système financier et l’endettement des ménages.

Dans un discours destiné à l’Autorité des marchés financiers (AMF) à Montréal, le sous-gouverneur Toni Gravelle a cependant noté lundi que, malgré l’impact économique « dévastateur » de la pandémie, ce risque ne s’était pas encore matérialisé.

Selon lui, cet état des choses est grandement attribuable à l’aide fournie par les gouvernements, qui a contrebalancé les pertes de revenus, et à la faiblesse des taux d’intérêt alimentée par la Banque du Canada, qui a fixé son taux directeur à 0,25 %.

Malgré tout, M. Gravelle avertit que le pays doit faire attention à la possibilité que les difficultés auxquelles de nombreux ménages et entreprises sont confrontés puissent entraîner des pertes de crédit qui se répercutent dans l’ensemble du système financier.

Si les pertes devaient réduire la capacité des banques à octroyer des prêts, M. Gravelle affirme que la reprise économique pourrait être entravée et que la situation, déjà difficile, pourrait empirer.