Homme d'affaires stressé devant un boulier.
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Alors que la confiance des Canadiens était plutôt constante depuis plus d’un an, l’inflation a un impact négatif sur cette mesure, selon l’Indice de BMO sur l’amélioration des finances. Ainsi les Canadiens se montrent davantage pessimistes vis-à-vis de leurs finances.

Près d’un Canadien sur quatre (23 %) se considère moins en sécurité financièrement qu’il y a un an. Une hausse de pessimisme non négligeable si l’on compare ce pourcentage aux 18 % d’il y a trois mois. La majorité des consommateurs (61 %) explique que la hausse de l’inflation et des coûts de consommation n’est pas étrangère à leur baisse de confiance.

Près de la moitié des sondés (49 %) ont réduit leur épargne en raison de cette hausse des coûts. À noter toutefois que les Canadiens sont davantage susceptibles de réduire leur épargne générale (36 %) que leurs cotisations de retraite (22 %).

Les jeunes semblent davantage touchés que les autres générations par la hausse de l’inflation. Ainsi 56 % des membres de la génération Z et 62 % des millénariaux ont dû réduire leur épargne. Les millénariaux sont particulièrement enclins à réduire leur épargne générale (48 %).

« Comme le coût des achats quotidiens, de l’épicerie à l’essence, continue d’augmenter dans tout le pays, il est important pour les consommateurs de revoir et d’ajuster leur plan financier », souligne Gayle Ramsay, chef, Services bancaires courants et accroissement de la clientèle, BMO.

Parmi les principaux obstacles à l’amélioration des finances cités, on retrouve les coûts de logement (37 %), mais également les factures mensuelles (30 %) et les dettes de cartes de crédit (23 %). Ces deux dernières catégories sont en hausse par rapport au dernier trimestre.

« L’inflation la plus rapide et la plus généralisée depuis trois décennies oblige les ménages canadiens non seulement à réduire leurs dépenses discrétionnaires, comme les vacances, mais aussi à modifier leurs achats de produits de première nécessité, en particulier l’alimentation », constate Sal Guatieri, économiste principal, BMO.

Pour faire face à l’inflation, 81 % des répondants prévoient modifier leur style de vie. En effet, 52 % d’entre eux ont changé leur façon de faire leur épicerie en optant davantage pour les articles moins chers et en s’en tenant à l’essentiel et un même pourcentage ont décidé de limiter leurs sorties au restaurant.

En raison de l’explosion du prix de l’essence, 34 % conduisent moins qu’auparavant. En plus d’avoir un impact sur l’épicerie et les moyens de locomotion, l’inflation a également un effet néfaste sur les loisirs. En effet, 29 % des sondés comptent moins dépenser pour leurs vacances ou les ont carrément annulées et 23 % annulent leurs abonnements à la salle de sport ou au câble.