Photo : helgidinson / 123RF

La situation budgétaire du Canada n’a rien d’inquiétant si on la compare aux autres pays du G7.

Cette analyse est la conclusion d’une étude socioéconomique réalisée par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

C’est que la dette du Canada ne croît pas plus vite que la croissance économique. Ainsi, même en alourdissant son endettement de 150 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, la part de la dette fédérale ramenée au PIB resterait inchangée.

MEILLEUR ÉLÈVE DU G7

Or, le taux d’endettement du Canada est déjà inférieure à tous ses partenaires du G7, y compris ceux classés comme vertueux, tels que l’Allemagne. Ce taux est présentement compris entre 30 % et 35 % du PIB, et ce depuis l’année 2005. C’est bien moins que les 65% constatés il y a 25 ans.

LIRE AUSSI | Fiscalité : que proposent les partis?

Par comparaison, l’Allemagne présente une dette supérieure à 40 % de son PIB, tandis que le plus mauvais élève du G7, le Japon, se hisse à 150 %.

Et cette dette coûte de moins en moins cher au pays. Les frais de la dette représentent 1 % du PIB présentement, alors qu’ils s’élevaient à 6 % il y a 25 ans. La faiblesse des taux d’intérêt, conjuguée à la baisse de la dette fédérale, explique cette tendance.

Le Canada dispose donc d’une marge de manoeuvre budgétaire, qui pourrait être utilisée pour des projets ambitieux, comme la transition écologique, indiquent les auteurs de l’étude. « Une peur des déficits basée sur de fausses prémisses tend à réduire notre conception de l’horizon du possible », concluent-ils.