Blocs de bois portant chacun le symbole de pourcentage qui sont empilés pour former quatre rangées.
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Le retour de l’inflation ne signifie pas le retour des taux d’intérêt à un niveau élevé.

La hausse généralisée des prix poussera-t-elle les banques centrales à relever fortement le niveau de leurs taux directeurs ? Voilà la grande crainte qui parcourt les marchés présentement. Et cette peur de l’inflation entraîne les marchés à la baisse.

En effet, dans les années 1970, c’est cette recette qui avait été mise en œuvre pour dompter la forte inflation. Mais de nos jours, la situation est bien différente, pointe Financial Post, citant des économistes de CIBC.

Dans les années 1970, le niveau d’inflation était la conséquence de fortes vagues de flambées des prix. Les acteurs économiques avaient donc intégré que l’inflation était là pour rester à un niveau de 10 % à dix ans.

La situation actuelle est bien différente, puisque ces acteurs sont habitués à une inflation faible, de l’ordre de 2%. Cela signifie que les entreprises comme les ménages considèrent la hausse des prix actuelle comme un événement ponctuel, qui est appelé à laisser la place au retour à la « normale ». C’est pour cela que les salaires n’ont pas suivi le rythme de l’inflation.

Aussi, là où il avait fallu une double récession dans les années 1970 et 1980 pour enrayer l’inflation, il suffira d’un relèvement modéré des taux et d’un ralentissement économique pour calmer l’inflation présente.

CIBC prévoit que la Banque du Canada se contentera de relever ses taux à 2,25% d’ici la fin de l’année, et à 2,50% en mars 2023.