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Parmi les principales institutions financières au pays, la Banque Royale du Canada et la Banque Nationale se démarquent avec un rendement boursier de 20 % depuis le début de l’année, rapporte La Presse dans son édition de lundi.

Ce résultat constitue une performance deux fois supérieure à celle enregistrée par les autres établissements bancaires d’un océan à l’autre, souligne le quotidien montréalais.

Celui-ci ajoute que les titres bancaires canadiens traversent dans leur ensemble une bonne période depuis la fin du mois d’août et le début du mois de septembre. La plus importante banque du pays, la RBC, et la plus petite, la Banque Nationale, disposent ainsi d’une capitalisation boursière d’environ 155 milliards et 23 milliards de dollars, respectivement. Au cours des dernières semaines, leur action a en outre atteint de nouveaux sommets.

UN SECTEUR IMMOBILIER DYNAMIQUE

La raison de cette embellie tient notamment au fait que la situation du marché immobilier national s’améliore. Or, explique Scott Chan dans un récent rapport cité par La Presse, historiquement, il a été démontré que ce facteur contribuait à insuffler un sentiment de confiance aux investisseurs, et également qu’il était corrélé aux cours boursiers des institutions financières. « Les taux hypothécaires ont baissé, ce qui stimule la demande pour les maisons », indique l’analyste de Canaccord.

Si la RBC arrive en tête du peloton pour ce qui concerne le total des hypothèques et des marges de crédit sur valeur domiciliaire (avec 319 milliards), la Banque Nationale est de son côté la moins exposée au marché immobilier, avec moins de 40 % de son portefeuille de prêts consacrés aux hypothèques, relève Scott Chan.

Selon ce dernier, la récente « surperformance » de l’action de la Banque Nationale est due à une combinaison de plusieurs facteurs, tant au niveau national que provincial. D’un côté, explique-t-il, la plus grande exposition des banques au marché canadien semble donner de meilleurs résultats à court terme. L’analyste en veut pour preuve que des établissements comme la Banque de Montréal ou la Toronto Dominion, qui possèdent d’importantes activités aux États-Unis, se retrouvent aujourd’hui à la traîne.

LA BN, CHAMPIONNE TOUTES CATÉGORIES?

Par ailleurs, ajoute Scott Chan, l’économie québécoise a actuellement le vent en poupe. « Les bases de la province demeurent fortes, ce qui offre une toile de fond favorable dans notre principale place d’affaires », affirmait déjà à la fin du mois d’août Louis Vachon. Citant ces propos du p-dg de la Banque Nationale, La Presse ajoute que le dirigeant avait également déclaré que l’économie de la Belle Province « continue d’être très résiliente », tandis que son produit intérieur brut « est en expansion depuis huit mois, soit la meilleure séquence depuis plus de 22 ans » et que « l’accessibilité au logement demeure meilleure que la moyenne canadienne ».

Le quotidien montréalais estime également que la stature financière de la BN s’est récemment renforcée, notamment grâce à la vente d’actifs jugés non stratégiques, comme sa participation dans le gestionnaire d’actifs Fiera Capital et dans certains investissements réalisés hors du pays (Afrique, Mongolie et île Maurice). Résultat : l’action de la BN pourrait s’envoler, croit Scott Chan, qui prévoit que l’établissement bancaire pourrait être celui qui générera la plus forte croissance en matière de bénéfices par action au cours du prochain exercice financier.