Photo : bakerjarvis / 123RF

L’abordabilité du logement est un problème qui a son importance au Canada. Il s’agirait ainsi d’une priorité au pays après l’inflation et les soins de santé. D’ailleurs, les Canadiens sont particulièrement préoccupés à ce sujet, révèle le sondage sur l’abordabilité du logement d’Habitat pour l’humanité Canada.

Les sondés mettent ainsi en lumière plusieurs problèmes, notamment :

  • la faiblesse de l’offre de logements;
  • l’augmentation du coût de la vie;
  • la discrimination;
  • et le syndrome du « pas dans ma cour ».

« Ce sondage souligne l’ampleur des préoccupations des Canadiens à l’égard de leur situation et de leur avenir en matière d’habitation, alors que le logement abordable devient de plus en plus inaccessible », souligne Julia Deans, présidente-directrice générale d’Habitat pour l’humanité Canada.

Une large majorité des sondés (96 %) notent que le coût de la vie a augmenté dans la dernière année et 78 % craignent de pouvoir consacrer moins de ressources financières à l’épargne, le transport, la nourriture, le remboursement des dettes et bien sûr nombre d’entre eux craignent de ne pas pouvoir continuer à payer leur logement.

Ainsi, 40 % des répondants se questionnent sur le fait de pouvoir ou non assumer leur loyer ou leur hypothèque dans la prochaine année. Cette inquiétude est particulièrement présente parmi les membres de la génération Z (51 %) et les millénariaux (52 %).

Un quart des sondés (28 %) admettent ne pas pouvoir envisager une potentielle mise de fonds pour devenir propriétaire à l’heure actuelle et un autre 27 % sont pessimistes quant à la possibilité de remédier aux problèmes de logement au Canada.

Pour expliquer ce phénomène, 90 % des répondants mentionnent la pénurie de logements abordables au pays. Près de la moitié (43 %) estiment que c’est le manque de logements qui explique cette pénurie, plus que les acheteurs étrangers (40%) et l’achat de logements par des sociétés d’investissement (36%).

La discrimination ne serait pas sans lien avec l’accès au logement abordable. Ainsi 11 % des Canadiens disent avoir été victime de racisme, de sexisme ou d’une autre forme de discrimination dans sa recherche de logement.

Finalement, 75 % des sondés estiment que si les logements étaient plus abordables, cela pourrait résoudre les problèmes sociaux auxquels notre pays est actuellement confronté. Un autre 60 % affirment que d’être propriétaire de son habitation peut améliorer ses possibilités en matière d’éducation et celles de sa famille, et 73 % conviennent que cela peut renforcer les liens avec sa communauté.

« Dans notre travail, nous constatons régulièrement comment l’accès à un logement stable transforme l’avenir et cultive la résilience de plusieurs générations », confirme Julia Deans.