Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada.
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Stephen Poloz, le gouverneur de la Banque du Canada, entame la dernière année de son mandat en recevant une sévère critique de la part de l’Institut Macdonald-Laurier.

L’institut basé à Ottawa torpille l’action du gouverneur de la Banque du Canada dans un billet publié par le Financial Post.

Le bilan de sept années de M. Poloz se résume à une croissance inférieure à la normale, deux quasi-récessions, des bulles dans les deux principaux marchés immobiliers canadiens et une dépréciation du huard, assène Philip Cross, associé à l’Institut Macdonald-Laurier.

Celui-ci reconnaît au gouverneur d’avoir apporté un peu de calme à « la communication surexcitée menée par son prédécesseur, Mark Carney », reconnaît l’institut.

Mais Stephen Poloz a surtout approuvé la politique d’argent facile, reproche M. Cross. La Banque du canada ayant abaissé les taux d’intérêt, le taux de change entre le huard et le dollar américain est passé de 0,98 $ à 0,75 $.

LE RISQUE SANS LA CROISSANCE

Certes, M. Poloz a agi de la même manière que ses homologues des banques centrales des pays occidentaux. Mais ces politiques d’argent facile ont découragé les gouvernements de décider de réformes budgétaires et structurelles: cette inaction menace la croissance à long terme. En effet, à court et moyen terme, les gouvernements peuvent se financer facilement avec de faibles taux d’intérêt. Mais ils n’auront pas engagé les changements qui seront nécessaires quand ils n’auront plus d’accès aussi aisé au crédit, relève M. Cross.

Au Canada, le gouvernement Trudeau n’a pas réussi à stimuler la croissance économique, malgré des déficits budgétaires et ces bas taux d’intérêt. Les ménages et les entreprises ont augmenté leur endettement, parallèlement au développement de bulles immobilières… qui mettent les acteurs économiques à risque en cas de retournement du marché.

Finalement, le bilan de M. Poloz aura été de détourner l’argent des investissements, en le dirigeant vers l’immobilier et les dépenses publiques, au détriment de la croissance économique, martèle l’Institut Macdonald-Laurier.