Montagne russe.
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L’inversion de la courbe de rendement laisse habituellement présager de mauvaises nouvelles pour les marchés. Mais les investisseurs ne devraient pas être pressés de liquider leurs actions.

Depuis fin mars, la courbe des taux de rendement des obligations s’est inversée aux États-Unis. Les taux d’intérêt à court terme sont devenus supérieurs à ceux de long terme, en contrepartie d’un risque accru de dégradation de la croissance économique.

C’est la première fois que cette courbe s’inverse depuis 2007… et cela annonce habituellement l’arrivée prochaine d’une récession. Ce serait donc une mauvaise nouvelle pour les porteurs d’actions.

PAS DE PANIQUE

Pourtant, les investisseurs ne devraient pas paniquer en allégeant leur portefeuille d’actions pour la seule raison de l’inversion de la courbe de rendement, affirme GLC Gestion d’actifs. « Habituellement, les actions enregistrent des rendements supérieurs à la moyenne pendant plusieurs mois après la première inversion de la courbe de rendement », précise le cabinet dans une note.

Plus précisément, l’indice S&P 500 atteint son sommet en moyenne 16,5 mois après la première inversion de la courbe de rendement, analyse GLC Gestion d’actifs en observant les cinq dernières récessions économiques.

De plus, les fins de marchés haussiers offrent habituellement des « gains exceptionnels », pointe le cabinet, qui conclue en qualifiant l’inversion de la courbe de rendement de « fausse alerte », au moins pour les investisseurs ayant un horizon de placement à long terme.

Cependant, les investisseurs disposant d’un horizon de placement court – moins de trois à cinq ans – ou soumis à des exigences particulières à court terme seraient prudents de disposer d’une trésorerie capable de satisfaire leurs besoins à court terme