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Les gouvernements devront investir tellement d’argent pour limiter le réchauffement climatique que peu de joueurs seront capables d’apporter les capitaux nécessaires.

Seules les banques centrales disposent de moyens financiers suffisants pour enrayer le réchauffement climatique, expliquent Les Affaires.

C’est d’ailleurs elles qui ont permis de mettre fin à la récession mondiale qui a suivi la crise financière de 2008.

Or, le réchauffement climatique présente des défis bien supérieurs à la dernière récession. Par exemple, l’industrie de l’assurance doit faire face à l’augmentation de la fréquence et de la puissance des catastrophes naturelles. Faute de pouvoir assurer ce type de pertes, c’est tout le système de crédit qui est menacé.

DES SOLUTIONS COÛTEUSES

Certains projets ont déjà été présentés pour limiter le réchauffement climatique. Et les moyens financiers à engager sont considérables. Aux États-Unis, le Green New Deal des démocrates souhaite que 100 % de l’énergie produite soit renouvelable d’ici 2030, nécessitant des investissements colossaux dans ce secteur.

Le plan prévoit aussi d’améliorer l’efficacité énergétique du parc immobilier, une offre plus importante de transports publics, la protection des écosystèmes, la protection de l’environnement et, bien sûr, la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ces investissements devront être financés d’abord par le gouvernement américain, à travers l’émission d’obligations vertes.

Le rôle des banques centrales devrait être d’acheter cette dette à long terme pour financer la lutte contre le réchauffement climatique, estiment Les Affaires. Contrairement à 2008, les banques centrales de la planète n’auraient pas à fournir des masses de liquidités à court terme, mais des financements à long terme, générateurs d’investissements.