Éric Girard

Le ministre des Finances, Eric Girard, déposera ce mardi le premier budget de son second mandat. Celui-ci devrait comprendre les baisses d’impôt promises par la Coalition avenir Québec (CAQ) en campagne électorale.

Le parti a promis de réduire d’un point de pourcentage les deux premiers paliers d’imposition, et ce, dès 2023.

Il calculait qu’après cette baisse d’impôt, un Québécois gagnant 50 000 $ paierait environ 330 $ de moins en impôt par année, tandis qu’un Québécois gagnant 100 000 $ paierait quelque 810 $ de moins par année.

Selon le plan caquiste, la baisse d’impôt serait par la suite de 0,25 % par année jusqu’en 2032, pour atteindre 2,5 %. Elle serait financée à même les versements prévus au Fonds des générations.

Cette promesse électorale a depuis été critiquée par plusieurs groupes, qui craignent notamment que la mesure ne profite qu’aux mieux nantis. Le milieu des affaires est entre autres divisé sur la question.

Pour certaines associations, il est plus que temps de réduire le poids de la fiscalité au Québec, tandis que d’autres préféreraient qu’on mette l’accent sur l’assainissement des finances publiques avant de renoncer à des revenus.

En mêlée de presse à Québec lundi après-midi, le ministre Girard a soigneusement évité de confirmer si le budget comprendra des baisses d’impôt.

« C’est (mardi) que nous allons confirmer l’ensemble des mesures, mais ce que vous qualifiez de promesse, je le qualifierais plus d’engagement », a laissé planer le ministre.

« S’il y a un moment où un stimuli fiscal serait justifié, c’est lorsque l’économie ralentit », a toutefois ajouté Eric Girard.

Par ailleurs, le ministre des Finances a indiqué que les prévisions dans son budget seront « dans le même ordre de grandeur » que celles contenues dans la mise à jour économique présentée en décembre dernier.

« On avait une prévision qui était très conservatrice, a souligné Eric Girard. Je l’ai toujours dit: il est indéniable que l’économie ralentit en 2023 et le Québec est bien positionné pour faire face à l’adversité ».

« On a des outils, des capacités, et on va faire face à ça. Je pense que le budget, demain, va aider », a-t-il ajouté.